Dans un article paru le 19 décembre 2002 dans El Watan, monsieur Gustave ou Auguste BECHLER : retraité, délégué à l'insertion par l'emploi, à la jeunesse, et à la voirie-circulation (Liste : La Nouvelle étape pour Mulhouse) a déclaré aux journalistes, entre autres choses peu en son honneur et pas très gentilles pour l'ensemble des militaires ayant combattu en Algérie, (qu')Avec le recul, il a acquis la certitude que les «soldats français ne sont pas morts pour la France mais pour les intérêts du colonialisme».
Monsieur BECHLER ne savait peut-être pas que c'était plutôt l'intérêt de la France capitaliste qui était en jeu.

 

VOICI CE QUE REPRESENTERAIT LA PERTE DE L'ALGERIE

 

I - AU POINT DE VUE DE L'ÉCONOMIE GÉNÉRALE DU PAYS

12 % des exportations de la France se font vers l'Algérie.

1 ouvrier français sur 8 travaille pour l'Algérie.

La disparition du marché algérien se traduirait de la manière suivante

 

I°) pour l'industrie cotonnière

Diminution de 15 milliards d'exportation soit le I/4 du total exporté.

Chômage de 15.000 ouvriers (4 milliards 200 millions de salaires).

Nord .....................           = 5.000

Est .....................              = 6.500

Normandie ...................... = 2.000

Roanne ......................      = 1.500

 

2°) pour l'industrie automobile

Chômage de 10.000 ouvriers, employés ou ingénieurs (6 milliards de salaires)

 

3°) pour l'industrie mécanique

Chômage de 15.000 ouvriers (10 milliards de salaires).

 

4°) pour l'agriculture

Chute de 50 % des exportations de sucre (18 milliards).

Chute de 60 % des exportations de produits laitiers (4 milliards 500 millions).

 

5°) pour les produits pétroliers

Chute de 40 %.

 

6°) pour les appareils radio

Chute de 35 %.

 

En fait, il ne serait plus possible de maintenir le niveau de vie de tous les français et de sauvegarder notre monnaie.

 

II - AU POINT DE VUE DE LA MAIN - D'OEUVRE

350.000 Algériens travaillent en métropole. Ils effectuent souvent dans les usines et dans les mines, les travaux les plus durs, les plus pénibles. Ils envoient en Algérie 35 milliards de salaires qui sont ainsi consommés dans la zone franc. II en serait autrement si les Algériens étaient remplacés par des Italiens par exemple.

 

III - AU POINT DE VUE DES RELATIONS MARITIMES

Le trafic métropole-Algérie représente plus de 10 % du tonnage global de la flotte

Les mouvements ont été les suivants en 1954

Exportations = 2.325.000 T.

Importations = 2.617.000 T.

Payés aux dockers des ports métropolitains (100.000 Fr. par docker et par an, trafic vin non compris).

 

La vie économique des ports de Marseille, Port-Vendres. Sète, Rouen, Dunkerque serait gravement affectée par la réduction de trafic qu'entrainerait la perte de l'Algérie.

 

IV - AU POINT DE VUE DE LA POPULATION EUROPÉENNE D'ALGÉRIE

Gravité du problème de reclassement en France, après les rapatriés du Maroc et de Tunisie, de 1.200.000 Français d'Algérie.

 

V - AU PONT DE VUE DE LA VIE INDUSTRIELLE DE LA FRANCE

Perte du Sahara et des richesses énergétiques considérables qu'il contient.

 

VI - AU POINT DE VUE STRATÉGIQUE

Perte des bases Sud de défense de l'Europe.

Le grand axe Dunkerque-Paris-Brazzaville-Tananarive serait brisé.

 

L'Algérie est la clé de voûte de l'Union Française (100.000.000 d'hommes). C'est aussi la porte du Sahara qui représente l'avenir de la France.

 

Originaux du texte ci-dessus publié en 1957

(cliquer sur les vignettes pour les agrandir)

 

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GUERRE D’ALGÉRIE / Témoignage d’un soldat français

Gustave Bechler, conseiller municipal délégué à la jeunesse, l’emploi et la voirie de la ville de Mulhouse, a séjourné récemment en Algérie qu’il avait quittée il y a quarante-quatre ans au terme de son service militaire.


Durant le vol reliant Tamanrasset à Alger, il a évoqué cette période de sa vie, non sans de nombreux souvenirs douloureux.
Il a commencé son récit par sa traversée de Marseille vers Alger à bord du Kaïrouan en avril 1956 et sa première affectation à la plantation de Sidi Moussa. «C’était pour moi la révélation de la guerre coloniale. On m’avait appelé, comme beaucoup de jeunes Français, à partir en Algérie participer à des opérations de maintien de l’ordre, alors que pendant trois semaines, nous avons assuré la protection et la sécurité de cette immense plantation appartenant à un colon.» Technicien en transmission, Gustave Bechler a rejoint par la suite la demi-brigade de fusiliers marins du côté de ce qu’on appelait à l’époque Nemours (dans l’Oranie). «Dans cette région, je n’avais pas vraiment l’impression d’être en Algérie. Je n’étais pas du tout dépaysé. J’étais aussi un peu en situation originale car je n’ai tiré aucun coup de feu en deux ans. Je ne dis pas ça pour me disculper. Ma fonction ne m’exposait pas à ce genre de mission.» Notre interlocuteur a tenu à préciser qu’il n’avait certes pas participé aux combats, mais a été quand même confronté au drame de la Guerre d’Algérie. «Des soldats racontaient les horreurs auxquelles ils ont assisté. J’ai vu mourir des amis aspirés dans la mer par le cyclone.» Il a gardé également le souvenir des expéditions punitives. «Un jour, d’autres soldats et moi revenions d’une plage à proximité du campement. Nous avons vu une dizaine d’Algériens, à genoux, enchaînés les uns aux autres. On leur a tiré dans le dos puis ils ont été jetés à la mer.» M. Bechler a affirmé avoir sombré, pendant plusieurs jours, dans un état d’hébétude complet. «Les camarades qui ont assisté ou participé de manière récurrente aux corvées de bois ou de mer sont aujourd’hui des psychosomatiques. Moi-même, je n’ai pu m’en sortir que grâce à un soldat qui m’a initié au fado.»
Avec le recul, il a acquis la certitude que les «soldats français ne sont pas morts pour la France mais pour les intérêts du colonialisme». Gustave Bechler n’a pas cherché à occulter sa participation, même passive, à la Guerre d’Algérie. Au contraire, secrétaire national de l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC), chargé des relations internationales, il contribue dans la mesure du possible à réhabiliter la vraie histoire de la Guerre d’Algérie. «Le président Ben Bella a dit beaucoup de choses en ce moment. Il est donc temps d’ouvrir aux historiens les archives de cette guerre. Il faut que les jeunes des deux pays connaissent la vérité.»

Par S. H.
http://www.elwatan.com/journal/html/2002/12/19/sup_html.htm

 

 

Pour écrire à Monsieur Auguste BECHLER : retraité, délégué à l'insertion par l'emploi, à la jeunesse, et à la voirie-circulation (Liste: La Nouvelle étape pour Mulhouse).
http://www.ville-mulhouse.fr/fr/contact.php?contactid=110&origine=13|102|FR|145|Les%20conseillers%20municipaux

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