CENTRE D'ETUDES PIED-NOIR Nice, le 14 avril 2004
C.E.P.N.
Josseline Revel-Mouroz
14, avenue A. de Vigny
06100 Nice
Tel/Fax : 04 93 98 11 75
Courriel : rjosseline@aol.com
Monsieur le Président du CSA
Tour Mirabeau
39-43, quai André-Citroën
75739 Paris Cedex 15
Monsieur le Président,
Au mois d'août 2002, au cours de l'émission Faites entrer l'accusé, maître Vergès avait déclaré : "A Nice, il n'y a que des Pieds-Noirs et des gens d'extrême droite", laissant entendre que son client Omar Raddad n'aurait aucune chance dans une ville exclusivement composée de racistes.
Madame Geneviève Guicheney, au nom du Président de France Télévisions s'était engagée formellement à me faire parvenir une réponse à la lettre que j'avais envoyée. Je l'attends toujours.
Je vous avais également écrit et vous m'aviez répondu que le CSA "ne dispose d'aucune prérogative en matière de mise en œuvre du droit de réponse", sans, pour autant, rappeler à la chaîne du service public, France 2, que tous les citoyens avaient droit à un traitement équitable, même s'ils ne font pas partie des célébrités médiatiques.
Or, vous êtes intervenu récemment, dans le cadre de ce que l'on appelle "l'affaire Dieudonné", en adressant une ferme mise en garde à la direction du groupe France Télévisions et en souhaitant l'entendre "pour connaître les dispositifs qu'il compte mettre en œuvre pour assurer à l'avenir une réelle maîtrise de l'antenne et un meilleur respect du public."
Il semblerait que cette mise en garde soit restée lettre morte puisque, le 11 avril, au cours du journal 19-20, sur FR3, M. Fernand Tavarès s'est permis de dire, en parlant du camp de Bias, où furent parqués les Harkis de 1962 à 1977 : "Ce camp était géré par des Pieds-Noirs de la même façon qu'ils géraient l'Algérie coloniale."
J'ai l'honneur de porter à votre connaissance que je porte plainte auprès du Procureur de la République de Nice pour diffamation et injure publique à caractère raciste contre M. Tavarès, le rédacteur en chef de FR3 et le président de France Télévisions.
Je vous prie d'agréer, monsieur le Président, l'expression de mes salutations distinguées.