Mardi
22 juillet 2008 ************** Discours
signalé par Jean-Louis Granier du site Bal-el-Oued Story et Gilles Bonnier.
Avec nos remerciements. ************* Discours
du 14 juillet, prononcé par M. Bernard Bajolet, Ambassadeur de France
en Algérie- Alger, 14 juillet 2008 Messieurs
les Premiers ministres, Mesdames
et Messieurs les Ministres, Mesdames
et Messieurs les Ambassadeurs, Monseigneur, Mesdames
et Messieurs, chers amis, Cest
avec des sentiments mêlés de joie et de tristesse que je mexprime
aujourdhui devant vous : joie de voir tant damis ici rassemblés
en ce jour de fête nationale ; tristesse de devoir vous quitter, de quitter
ce pays auquel tant de liens me rattachent depuis plus de trente ans et que je
dois laisser à mi-parcours avec un sentiment de mission inachevée,
même si cest pour une autre mission de responsabilité que le
président de la République Nicolas SARKOZY me fait lhonneur
de me confier. Si ma
mission est inachevée par rapport aux objectifs que je métais
fixés, que le Président lui-même mavait fixés,
je suis assuré quelle sera poursuivie par mon successeur, qui prendra
ses fonctions à la mi-septembre : en effet, la voie a été
tracée au plus haut niveau depuis lélection du Président
de la République, dont un des premiers gestes a été dappeler
son homologue algérien, puis de lui rendre visite. Sous limpulsion
des deux chefs dEtat, le sillon a été creusé et semé.
Il faut maintenant irriguer, puis récolter, tout en faisant attention aux
mauvaises herbes. Les
mauvaises herbes. Pour bâtir des relations solides au profit des nouvelles
générations, il faut apurer le passé. Des gestes audacieux
ont été faits en ce sens du côté français, en
particulier avec le discours prononcé le 5 décembre 2007 par le
Président SARKOZY à Constantine, la remise des plans de pose de
mines, intervenue bien tardivement il est vrai, mais accompagnée dautres
engagements dans ce domaine, des propositions de coopération en matière
darchives, la remise des archives audio-visuelles de lINA, qui sera
suivie de celle des archives audio-visuelles de larmée française.
Dautres avancées dans ces domaines sensibles font actuellement lobjet
de discussions. Il faut continuer
dans ce sens, car nous avons perdu beaucoup de temps, trop de temps, quil
faut rattraper. Ce jour de célébration de notre fête nationale
est pour nous loccasion dun questionnement, car, comment la République
a-t-elle pu perdre de vue pendant les 132 ans de sa présence en Algérie,
les valeurs fondatrices de liberté, dégalité et de
fraternité quelle a fait rayonner ailleurs dans le monde depuis plus
de deux siècles ? En posant cette question, il ne sagit pas de verser
dans la repentance ni lauto-flagellation, mais de faire preuve dhonnêteté
pour le passé, de lucidité pour le présent et de vigilance
pour lavenir. Nous devons poursuivre nos efforts avec ténacité,
sans nous laisser impressionner par la surenchère de ceux qui, de part
et dautre de la Méditerranée, ne souhaitent en réalité
pas les voir aboutir, de crainte que ne disparaisse un fonds de commerce si aisé
à exploiter. Parallèlement
à ce travail dassainissement des relations, nous avons jeté
de nouvelles bases, très solides pour les encadrer dans tous les domaines,
à travers un triptyque de trois accords refondateurs : la Convention de
Partenariat, qui régit désormais lensemble de la coopération
civile et la santé militaire ; laccord sur les utilisations pacifiques
de lénergie nucléaire et laccord de coopération
dans le domaine de la défense. Ces avancées viennent dêtre
saluées par le président BOUTEFLIKA dans le message quil a
adressé au président SARKOZY à loccasion du 14 juillet
et dans lequel il se réjouit de la « dynamique de rapprochement remarquable
» que les relations entre les deux pays ont connue depuis un an.
Il faut maintenant aller plus loin, en participant
massivement à la formation des cadres de lAlgérie de demain
et à la création de nouveaux pôles dexcellence franco-algériens,
comme lEcole Supérieure de Technologie et, je lespère,
lUniversité algéro-française ; en encourageant les
investissements français en Algérie, ce qui suppose des efforts
de part et dautre, car il convient aussi de créer un environnement
favorable pour de tels investissements ; en promouvant de façon systématique
des partenariats entre PME françaises et algériennes, si importantes
dans chacun de nos deux pays pour le développement économique et
lemploi . Un autre grand chantier à peine ouvert, mais quil
faudra mener à bien, est celui des conditions de séjour et de circulation
entre nos deux pays, dont nous connaissons bien limportance et la sensibilité,
des deux côtés de la Méditerranée. Pour sa part, la
France y travaillera dans un esprit à la fois douverture et de réciprocité.
Ainsi, le maintien du principe dun régime dérogatoire pour
les Algériens séjournant en France, principe qui ne doit pas empêcher
les adaptations nécessaires, justifie lélaboration dun
régime dérogatoire pour les Français qui viennent travailler
en Algérie. De même, loctroi généreux par nos
consulats de visas de circulation, qui représentent désormais le
tiers du total, appelle des mesures dans le même sens du côté
algérien. Je suis désormais confiant après le vote par le
Parlement algérien dune loi autorisant loctroi de visas de
circulation. La relation
franco-algérienne nest pas banale et je ne pense pas quelle
le deviendra jamais. Dailleurs, est-il souhaitable que ce soit le cas ?
Il faut certes, je le disais, assainir cette relation, notamment en ôtant
les épines du passé. Mais la normaliser, non, je ne le crois pas.
Cette relation est faite de passion, de sentiments, parfois mêlés,
mais jamais dindifférence. Elle a été soudée
pour le meilleur et pour le pire, par le sang et les larmes, le sang que des milliers
dAlgériens ont versé pour notre liberté pendant les
deux guerres mondiales, le sang de linjustice versé par tant dAlgériens
pendant la période coloniale, puis celui de la dignité quil
leur a fallu reconquérir, mais aussi le sang des soldats français
versé pour une cause qui nétait pas la leur, les larmes des
milliers de pieds noirs arrachés à la terre qui les avait vu naître,
quils aimaient et quils avaient travaillée avec tant dardeur.
De ce passé douloureux et dramatique, faisons une force positive pour lavenir,
un gage de fraternité et damitié retrouvée.
La relation franco-algérienne, ce sont
aussi les 6 millions de Français dorigine algérienne ou descendants
de Français dAlgérie, qui ont un lien avec ce pays et les
dizaines de milliers de double nationaux, au regard du droit français,
qui vivent en Algérie. Les uns et les autres constituent pour les deux
pays une formidable richesse, un atout incomparable. Sachons le mettre à
profit, non seulement pour nos relations bilatérales, mais aussi pour le
rapprochement des deux rives de la Méditerranée.
Le sommet fondateur de lUnion pour la
Méditerranée, qui vient de se tenir à Paris avec la participation
de quasiment tous les chefs dEtat ou de gouvernement de lUnion européenne
et du bassin méditerranéen, nous a confortés dans notre conviction
que lavenir de lEurope se trouve bien au sud de la Méditerranée.
LAlgérie, à la jonction de la Méditerranée et
de lAfrique, en est un partenaire clé et cest pourquoi sa participation
était et reste si précieuse à nos yeux./.
MAIS OU SONT PASSES LES "10 MILLIONS
DE FRANCAIS A PART ENTIERE D'ALGERIE" QUI VOTERENT LE 28 SEPTEMBRE 1958 A
96,2% LA CONSTITUTION DE LA Ve REPUBLIQUE (LA METROPOLE NE VOTA QU'A 79,2% ! )
ET PERMIRENT AU GENERAL DE GAULLE DE RETROUVER LE POUVOIR EN 1958 ?
CONTACT PRESSE Bernard COLL : 06
80 21 78 54 Alain MARTIN : 06 24 46 16 55 Secrétaire général
de Jeune Pied-Noir PS: Notre Président
de la République, Nicolas Sarkozy, avec sa réal-politik, s'éloigne
de ses promesses à notre égard. A-t-il penser où il engage
la France et l'Europe, avec son grand projet, l'Union des Pays de la Méditerranée.
Il est prêt à tout, espérant à ce que dans l'avenir,
on se souvienne de l'oeuvre dont il est l'initiateur..... Le
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