Monsieur Mékachéra ayant répondu "un peu trop rapidement" le 16 juin 2003 à la lettre que lui avait adressé Monsieur le député Richard Cazenave le 7 avril 2003 se trouva fort dépourvu quand l'ASSOCIATION DES FAMILLES DES VICTIMES DU 26 MARS 1962 ET DE LEURS ALLIES, par la plume de sa présidente, lui communiqua son amertume et sa déception à la lecture de sa réponse aux questions du CRI.

Bien plus grave pour nous cette phrase relevée dans votre courrier : "Ce  jour là, si la manifestation a débuté de façon pacifique, des tirs ont été dirigés contre les forces de l’ordre et l’armée, celles-ci ayant alors brutalement riposté." Cela sous entend que les manifestants ont tiré. Il n’en est rien et vous le savez. Quant à la "riposte", la qualifier de brutale est un euphémisme, elle fut sanguinaire et criminelle. Cette fraction d’armée que vous tentez d’excuser a commis un véritable carnage. Comment peut-on employer le mot riposte dès lors que celle-ci a duré 12 longues minutes, que "les militaires" ont achevé des blessés à bout portant, qu’ils ont osé tirer sur des civils sans défense. Beaucoup ont été assassinés alors qu’ils étaient à terre. Une riposte qui a fait entre 80 et 100 morts et plus de 200 blessés! Combien de familles furent détruites, anéanties par la perte d’un être cher, tombé, un comble, sous des balles françaises.

Plus de quarante ans après le rejet commode de toutes les responsabilités sur le seul "groupe"OAS  constitue une bien piètre défense. Quant bien même il y eut appel à manifestation (pacifique) de la part de l ‘OAS, quant bien même il y aurait eu des "tirs" contre les forces de l’ordre (jamais prouvés) il n’en demeure pas moins, qu’il y a eut un tir incontrôlé pendant 12 minutes de la part d’un élément militaire qui n’aurait jamais dû être placé là.

Devant la vague de protestations que son courrier a soulevée et les attaques dont il commençait à être l'objet, qu'allait-il faire d'autre que de "se rattraper aux branches"?
 Evidemment, il se défile en catimini et espère ainsi échapper à une interpellation publique.
Sa réponse personnelle adressée à la présidente d'une association de victimes ne vaut pas pour nous.
Nous attendrons sa réponse à notre lettre afin de voir la suite et l'écho à donner à l'évènement.
En tout état de cause, M MEKACHERA n'a pas rectifié sa position quant à la responsabilité de l'OAS ou à celle des forces armées françaises.
 
Le reste, hélas, tient de l'affectif et ne saurait en aucun cas occulter ou dissimuler la responsabilité du massacre.
M MEKACHERA propage la thèse officielle et s'y cramponne.
Nous prenons note de cette ''noble'' attitude.

 

Le CRI