11 mars 2003

Bonsoir à tous! Aujourd'hui à 17 heures l'UNC de Nice avait invité Pierre Messmer à une conférence sur la bataille de Bir Hakeim! Nous avons, avec nos amis Harkis des "3H" accueilli l'ancien ministre de la Défense.

Le porte-parole des Harkis, Nasser SAHOUR, fils de Harkis lui a demandé s'il regrettait son message du 12 mai 1962 et son attitude vis à vis des Harkis.

Messmer a répondu: "Ce n'est pas la France,  mais le FLN qui a massacré les Harkis et je ne regrette rien car je n'ai fait qu'obéir aux ordres d'un gouvernement".

Demain vous aurez ce reportage dans le Point. (son journaliste se trouve au milieu de la photo 3, il a des lunettes)

 Messmer a serré la main de tous ceux qui voulaient, le Président des 3H, «Harkis Honneur Histoire», Jamel SAOUDIA et moi nous sommes reculés pour ne pas avoir à le faire, il nous a regardé ironiquement et fier:  "bonjour quand même!".

La manifestation s'est déroulée dans le calme et la dignité.

Hervé CUESTA

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Pierre Messmer face aux harkis

« La retentissante bataille de Bir-Hakeim », c'était le titre de la conférence donnée hier au CUM par celui qui, alors jeune capitaine, fut l'un des acteurs de ce mémorable épisode militaire durant la seconde guerre mondiale.
Mais cette causerie de l'ancien Premier ministre Pierre Messmer, organisée à l'initiative de l'Union nationale des combattants, a donné lieu à une autre « bataille » sur le front de la vérité historique, concernant le sort fait aux harkis.
Récemment en effet, une enquête du « Point » a mis en cause Pierre Messmer en publiant un message de ce dernier, en 1962. A cette époque ministre des Armées du général de Gaulle, il demande à ce que soient sanctionnés les officiers français qui aideraient des harkis à se réfugier clandestinement en métropole...
Après cette révélation, l'annonce de la venue à Nice de l'ancien ministre a provoqué un certain émoi parmi les harkis bien sur, mais aussi les Pieds-Noirs. Au sein même de l'UNC, un débat houleux s'est instauré, le président, Henri Ghiringhelli maintenait l'invitation faite à Pierre Messmer tandis que son vice-président, André Loré, ne décolère pas : « Il me parait pour le moins maladroit de prendre comme conférencier un homme qui n'a pas encore exprimé le moindre regret sur les conséquences des ordres qu'il a donné et qu'il a continué de faire appliquer malgré les massacres opérés par le FLN ».
Hier, les harkis étaient présents sur le parvis du CUM afin d'interpeller Pierre Messmer. Ce dernier ne s'est pas dérobé mais le face à face a été bref et tendu.
« Monsieur le ministre, reconnaissez-vous l'authenticité de ce message ? Regrettez-vous de l'avoir écrit ? »
« Je ne regrette pas, a sèchement répliqué Pierre Messmer. C'était une décision du gouvernement et quand on est dans un gouvernement, on doit exécuter les ordres... »

Pour les harkis, cela résonne comme un aveu : «C'était donc bien vrai», déplore Nacer Sahour, porte-parole de «Harkis Honneur Histoire».
Finalement, Pierre Messmer, après sa conférence, a accepté le principe d'un colloque à Nice sur ce douloureux point d'histoire.
Ph. FIAMMETTI.

Mercredi 12 Mars 2003
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Le CRI