| Texte de la QUESTION
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M. Patrick Bloche appelle l'attention
de M. le secrétaire d'État aux anciens combattants sur l'évocation de
la fusillade de la rue d'Isly dans le rapport Diefenbacher. Le 26 mars
1962 à Alger, l'armée française ouvre le feu sur des manifestants pacifiques
français, faisant près de 40 victimes et 200 blessés. Cet événement, comme
beaucoup de ceux qui touchent à la guerre d'Algérie et à son indépendance,
reste prudemment évoqué depuis quarante-deux ans. Le rapport Diefenbacher,
qui précise que « la vérité historique tient une place très importante
dans le rapport de la "commission consultative » (p. 26), reste lui
aussi très timide sur ce drame. Le rapport propose simplement que les
victimes civiles de cette triste journée soient associées à la commémoration
officielle des victimes de la guerre d'Algérie. Les descendants des victimes
de la fusillade de la rue d'Isly, dont la vie a été à jamais bouleversée
par cette fusillade, restent insatisfaits de cette proposition. En effet,
celle-ci ne répond pas directement à leur demande de mise en lumière de
la part de responsabilité de l'État français dans cette affaire. Le rapport
Diefenbacher indique, dans sa partie concernant la mémoire des rapatriés,
que ces derniers demandent que toute la lumière soit faite sur les épisodes
les plus tragiques du rapatriement (p. 26). Aussi, il souhaiterait savoir
si le Gouvernement envisage d'ouvrir une enquête afin de mettre au jour
la vérité historique du 26 mars 1962. |