Sur Europe 1, le président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré a annoncé jeudi que la suppression de l'alinéa controversé de la loi du 23 février 2005 mentionnant le rôle positif de la colonisation française, devrait être effective « d'ici trois semaines ». L'AFP, reprenant l'information, écrit sans y trouver à redire : « Après la décision de Jacques Chirac de supprimer cet alinéa, a indiqué M. Debré, le Conseil constitutionnel a été saisi mercredi soir et devrait "répondre dans les huit jours". » Autrement dit, les lois ne sont plus faites par le Parlement en France, mais par le petit dictateur de l'Elysée ! Jean-Louis Debré a ajouté : « Ensuite, il y a aura un décret de suppression et toute cette affaire sera terminée, je le souhaite, d'ici trois semaines ». Et voilà ! Le président de l'Assemblée Nationale SAIT d'avance la décision du Conseil Constitutionnel ! Et il en rajoute ! « La phrase est supprimée. Elle a blessé et c'est inutile qu'une loi blesse », a-t-il expliqué. Elle aurait blessé alors que, selon un sondage, elle était approuvée par 3 Français sur 5 ! On savait déjà que le gouvernement chiraquien méprisait la volonté du peuple de France. Mais il vient de nous donner une nouvelle leçon de dictature : il crache sur le Parlement (dont pourtant Debré est le président !), impose son diktat au Conseil Constitutionnel, et finalement il renie la Constitution héritée du Général de Gaulle dont Chirac, Debré et nos ministres se réclament. Laquelle Constitution fut largement élaborée par un certain Michel Debré, le propre père de l'actuel président de l'Assemblée Nationale. TU QUOQUE, FILI ! Ce coup d'Etat contre nos institutions inaugure donc notre nouvelle rubrique : Dictature chiraquienne. credit Francis Percy Blake www.france-echos.com |