Coup de gueule.. Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes : « Les rapatriés ne doivent plus subir l'humiliation de devoir démontrer qu'ils sont Français. » L'hebdo Minute "Vous dénoncez les tracasseries quotidiennes rencontrées par les Français de sang (sang reçu ou sang versé comme les harkis) dans leurs relations quotidiennes avec les administrations, notamment lors des renouvellements de cartes d'identité. Quelle est la situation ?" Lionnel Luca J'ai reçu des lettres et j'ai rencontré des compatriotes nés en Afrique du Nord qui expriment leurs difficultés pour faire établir leurs papiers d'identité auprès des administrations communales. Les rapatriés ne doivent plus subir l'humiliation de devoir démontrer qu'ils sont Français. Ces gens ont dû quitter leur terre natale et ils n'ont maintenant plus la possibilité d'aller prier sur les tombes de leurs parents ou grands-parents sur ces anciens territoires français. Je préférerais que ces contrôles stricts soient appliqués à d'autres personnes qui n'ont pas autant de liens avec la France, plutôt qu'à des compatriotes qui n'ont pas à démontrer qu'ils sont Français puisqu'il s'agit bien souvent d'un renouvellement de leur carte d'identité. Alors, on leur demande d'aller courir à Nantes au ministère des Affaires étrangères et de justifier la nationalité de leurs parents. C'est un tracas et je considère également que c'est une offense. J'ai saisi, à l'époque du gouvernement Jospin, le ministre de l'Intérieur, Daniel Vaillant, qui m'avait fait part de son intention de faire preuve d'une certaine souplesse sur cette question. Mais cela n'a rien changé. J'ai saisi à nouveau Nicolas Sarkozy, lorsqu'il était au ministère de l'Intérieur, et il m'a fait exactement la même réponse, puisque cela devait être le même fonctionnaire qui tenait la plume. Nous avons eu un projet de loi de simplification administrative dans lequel un article disait expressément que l'on ne devait pas faire subir des tracas administratifs à nos compatriotes d'Afrique du Nord. Or, cela continue ! Canta, canta, canta... comme on dit dans le Midi : l'administration continue, de manière aveugle, et parfois de mauvaise foi, à maintenir ce traitement insupportable pour nos compatriotes. Dans mon département, j'ai demandé solennellement au préfet et au sous-préfet de demander aux administrations de respecter Sa loi. Je dois reconnaître que le préfet et le sous-préfet des Alpes-Maritimes viennent de rappeler ce qu'est la loi aux administrations. Je ne sais pas ce qu'il en est dans d'autres départements, mais si cet entretien pouvait servir à d'autres, j'en serais heureux. C'est un long combat que de reconnaître l'honneur d'être Français à ceux de nos compatriotes qui le méritent.Et il est loin d'être terminé. La cerise sur le gâteau, c'est la mention DZA, qui semble correspondre à la codification internationale de l'Algérie et qui remplace la mention Algérie sur les cartes d'identité. Je veux une réponse officielle du gouvernement sur ce sujet et je compte en faire état lors de l'examen du projet de loi sur les rapatriés. C'est une vraie provocation ! Il y a un minimum de respect à avoir à l'égard des gens qui ont souffert. crédit: Minute du 26 janvier 05 |
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