Monsieur le Député,
Par lettre du 7 avril 2003, vous avez bien voulu me communiquer un message du « Collectif des Rapatriés Internautes » relatif à la fusillade de la rue d’Isly à Alger le 26 mars 1962.
Il est parfaitement compréhensible que les victimes survivantes de ce drame et leurs descendants veuillent perpétuer la mémoire des évènements douloureux qu’ils ont vécus.
Pour répondre à votre demande d’information, je suis en mesure de vous préciser qu’il s’agissait d’une manifestation interdite, organisée à l’instigation d’un groupe, « OAS ,» qui agissait hors les lois de la république et avait fait de la violence un moyen d’action qui fit de nombreuses victimes sur le territoire métropolitain et en Algérie. Ce jour-la, si la manifestation a débuté de façon pacifique, des tirs ont été dirigés contre les forces de l’ordre et l’armée, celle-ci ayant brutalement riposté.
C’est la raison pour laquelle il apparaît difficile de commémorer cet évènement de façon officielle. De plus, l’indemnisation des victimes et de leur descendants ne pourrait se faire en l’état de la législation du code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre.
Cela n’empêche nullement d’éprouver de la compassion pour les victimes entraînées, le plus souvent à leur corps défendant. Dans une tragédie qui symbolisa celle de la France et dont on peu comprendre qu’elle reste encore légitimement au cœur de la conscience de certains de nos compatriotes.
Je vous prie de croire, Monsieur le député, à l’assurance de ma considération distinguée.
