Le 17 Octobre 1961

 

La vision qui nous est imposée consiste à affirmer que les brutalités des forces de l'ordre ont provoqué plus de 300 morts chez les manifestants qui défilaient pacifiquement.
Cette manifestation fut organisée par le FLN
Il faut rappeler pour ceux qui ont la mémoire courte, que
le FLN était une organisation terroriste en guerre avec la France.

-Le 8 juin 1961, 33 combattants du FLN armés et en tenue ont attaqué en France, plusieurs postes de police faisant huit blessés.
-Du 1er juillet au 30 septembre 61 le FLN tua 14 représentants de l'ordre, 4 civils européens et 10 blessés civils.
-Entre le 29 septembre et le 06 octobre, 40 musulmans sont assassinés par le FLN.
-Au cours du 1er semestre de 1961, le FLN à tué 441 civils dont 417 nord-africains. 11 policiers ont également été tués. Le nombre des blessés s'élève à 108, dont 70 civils
-De 1958 à 1961 le FLN à tué 67 policiers et en a blessé 382
-De 1957 à 1960, plus de 7000 musulmans ont été tués par le FLN
.

Voilà pour la légitimité.

 

La manifestation fut organisée en protestation de mesures prises le 6 octobre par le préfet de police, visant à limiter la circulation nocturne des nord-africains. Elle devait être suivie d'autres protestations publiques
Le motif officiel résidait dans la contestation de ces mesures racistes. En réalité, ce couvre feu, rendait difficile les exactions du FLN qui se produisaient principalement la nuit. (aveu d'Omar Boudaoud un des chefs de la Willaya 7 , confirmé par Ali Haroun responsable de la Willaya 7 dans son livre:"la 7eme wilaya" Ed le seuil 1986).

Voilà pour le prétexte.

 

Au programme : manifestation générale le 17 octobre, grève des commerçants nord-africains le 18 octobre, puis manifestation des femmes le 20 octobre. La consigne précise "toute abstention à la participation au boycottage du couvre feu raciste.. seront considérées comme un manquement au devoir et seront par conséquent l'objet de très graves sanctions allant jusqu'à la mort" "Ceux qui resteront dans leur chambre seront abattus"

Voilà pour la spontanéité.

 

Cet embrigadement généralisé réunira près de 28000 nord-africains, hommes, femmes et enfants encadrés par des membres actifs du FLN.
La manifestation fut interdite par le préfet de police Maurice Papon. Il y avait sur le terrain 506 policiers, 300 gendarmes mobiles et 280 CRS soit au total : 1086 hommes. Comme prévu, les multiples foyers de frictions donnèrent lieu à de violentes échauffourées. Des déprédations, des agressions et des échanges de coup de feu eurent lieu. Il n'est pas question de nier les brutalités policières. Mais le nombre des victimes fut exagérément grossi et utilisé comme arm
e par le FLN et ses sympathisants.

 

Le bilan officiel, au lendemain de la manifestation, fait état de 1200 arrestations, de 3 morts et de 337 blessés dont 3 par balles. Ce compte rendu est sans aucun doute sous évalué, notamment en ce qui concerne le nombre de morts

 

Quant à la version du FLN et de ses sympathisants, le moins que l'on puisse dire, c'est quelle est également sujette à caution, voire même des plus fantaisiste.
Pour exemple, lire ce qui suit.

"Plus d'une centaine de travailleurs algériens sont torturés et jetés dans la Seine le 17 octobre 61 et les jours suivants."("La guerre d'Algérie" j Planchais et P Evenno, Ed la découverte).
"La Seine charrie les frères des cadavres qui dorment au fond de la baie d'Alger" (revue Esprit)
"200 tués et disparus" (Ali Haroun et Omar Boudaoud)
"327 mort" (Mohamedi Sadek)
"140 tués" (Vidal Naquet)
"300 victimes à peu prés"(C Melnick)
"Cette nuit le fleuve charriait des cadavres""Plus de 300 victimes"(Jl Einaudi "La bataille de Paris", Ed le Seuil)

Voilà pour les allégations.

 

-"On aurait fusillé 40 manifestants dans la cour de la préfecture". Plusieurs centaines de raflés y étaient rassemblés. Pas de traces d'impact sur les murs et aucun témoin.
-Les cadavres que charriaient la Seine auraient été stoppés en aval de la capitale, au barrage de Suresnes et donc aisément comptabilisés. En outre des témoins pourraient en attester.
-Les enquêtes auprès de l'institut Médico-Légal attestent sur le 25 cas examinés, que la moitié à séjournée dans l'eau, mais aucune action policière n'est à l'origine du décès.
-Le total des morts enregistrés est de 31 qui ont pu être le fait des forces de police, de règlements de compte FLN/MNA, ou entre des opposants divers.

-Des nord africains furent retrouvés étranglés. On imagine aisément, des policiers étrangler des manifestants, au milieu de la foule hostile.
-Des armes furent retrouvés sur des participants.

-Un échelon de plus dans l'outrance :
"Des squelettes découverts dans l'Ouest parisien, ne pouvaient être que des restes d'Algériens victimes de la police en octobre 1961". ( L'Humanité)
Ces ossements provenaient en réalité d'un cimetière désaffecté.
-"74 morts et autant de disparus" indique JL Einaudi, mais ses comptes vont de septembre à décembre. Ce qui ne l'empêcha pas dans une récente émission de télévision, d'annoncer plus de 300 morts pour cette tragique manifestation du 17 octobre. (voir article)
-Les supposés disparus, ont, en fait, été expulsés en Algérie.( Ali Haroun)
-Le nombre des victimes est estimés à une quarantaine par JP Chevènement (émission FR3 France Europe Express, le 11 novembre 2001)

Une plaque fut inaugurée par le Maire de Paris M. B Delanoé, le 17 octobre 2001 en mémoire des victimes de cette journée…..

Nota: source principale. Guerre d'Algérie. Terrorisme et contre-terrorisme. Collection du patrimoine