Emission sur l'OAS du 29 juin et du 06 juillet 2003. (L'histoire interdite)

Nous attendions cette émission en deux volets. Il nous paraissait essentiel d'affiner certaines idées reçues concernant l'O.A.S et notamment les conditions et les motivations qui ont conduit à la création de cette organisation.

Si les témoignages des principaux acteurs se révélèrent intéressants à plusieurs points de vue, puisqu'ils bénéficiaient du recul indispensable à toute analyse qui se voudraient honnête, les commentaires et la présentation accentuèrent les aspects négatifs et les outrances sans contre-balancer les conditions et les manœuvres souterraines du pouvoir en place ainsi que les nombreuses exactions du bord indépendantiste.

L'intervention de M Nora, hors sujet n'avait pour but que de stigmatiser le prétendu racisme de la communauté Pieds Noirs. Ceci pour planter le décor.

L'accent fut lourdement mis sur les assassinats de femmes de ménage et d’intellectuels algériens. On découvrait alors que des représentants innocents d'une pensée prétendue libre de tout engagement étaient exécutés sans pitié en 1962.

L'omission est grave car dès 1954, les représentants du FLN exterminaient sans distinction d'origine les dispensateurs du savoir, les lettrés trop modérés et les humbles ouvriers.

L'assassinat du maire d'Evian fut également évoqué mais sans parler des élus de toutes religions qui furent des cibles privilégiées de l'ALN et abattus en grand nombre.

L'OAS n'avaient rien inventé.

Si nous pouvons avoir une répulsion pour les tueurs de femmes de ménage, nous ne sommes pas obligés d'excuser et d'acclamer les glorieux assassins de gardes-champêtres ou d'anciens combattants à la retraite.

La politique de la terre brûlée de l'Armée Secrète, fut présentée de manière à faire croire que le pays tout entier fut mis à feu et à sang sans bien sûr même effleurer le palmarès impressionnant de 8 années de vandalisme et de destructions aussi bien en Algérie qu'en métropole.

Quant à la collusion ALN - police française et aux agissements odieux des barbouzes : MOTUS !!

Conclusion implicite : cette armée fascisante par ses exactions, avait compromis un règlement pacifique du conflit et a contraint les Français d’Algérie de toutes confessions à l'exil. Le piège s'est refermé : il n'y a plus qu'un seul responsable.

L'émission censée contre-balancer le flot des productions orientées se révèle un alibi en or pour confirmer ce que tout les esprits "libres" régurgitent sur les ondes.

Oui encore une fois, à vomir..