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Deuxième partie
de l'émission d'Hervé BOURGES
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| Le deuxième volet
de l'émission d'Hervé Bourges "A l'épreuve du
pouvoir", diffusée le 4 juillet 2003 à 22h30, a donné
lieu, comme la première, à des affirmations que le téléspectateur
non averti, a malheureusement dû prendre pour argent comptant.
Il serait bien trop long de faire l'énumération de toutes les incongruités (le mot est faible) relevées. Cependant, les plus grosses méritent de s'y attarder. Tout d'abord Monsieur Roger Roth député maire de Philippeville affirme le plus sérieusement du monde que "les Français d'Algérie n'ont pas voulu participer à la négociation avec le FLN." (à Evian.) Voici donc une révélation d'importance qui prouve notre mauvaise volonté légendaire. Nous étions donc invités à décider de notre sort et nous n'avons décliné l'offre. Nous étions tellement sollicités que nous fumes empêchés de voter quelques semaines plus tard. C'est pour cela qu'avec deux autres "compatriotes", M Roth a fait partie de la première assemblée algérienne pour défendre les intérêts des Français d'Algérie. Nous avons vu le résultat et nous pouvons dire que ce Monsieur à remplit sa mission en influençant d'une façon significative les décisions prises par la dite assemblée . Monsieur Ben Bella ensuite a réitéré ses affirmations de "un million cinq cents mille morts" en arrondissant ensuite le chiffre des victimes de guerre à un million. Il a avancé le chiffre de neuf mille villages détruits par l'armée française devant un Hervé Bourges qui buvait ses paroles. Nous connaissons ces chiffres. Le premier Président de la république socialiste algérienne les rabâche depuis quarante ans au mépris de toutes les études démographiques de spécialistes anglo-saxons qui n'ont pas l'habitude de nous faire des fleurs. Monsieur Ben Bella explique la déroute économique de sa présidence par ces chiffres : un afflux de cinq cents mille réfugiés rentrés du Maroc et de Tunisie et par l'inexistence d'une élite algérienne capable de se charger de l'organisation du pays. Il se garde bien de préciser que ses comparses avaient consciencieusement envoyé Ad Patres les représentants les plus compétents qui ne partageaient pas ses idées. Il oublie également de mettre dans la balance les innombrables destructions de l'outil de travail par l'ALN et le bénéfice d'installations en parfait état de marche celles-là, qui furent inutilisables du fait des orientations politiques aberrantes suivies. Pas un mot non plus sur les biens personnels "vacants" réquisitionnés. Nous avons été ensuite très émus par le retour de Monsieur Hervé Bourges dans l'appartement qu'il occupait du temps de sa collaboration avec Ben Bella. Ce moment d'intense émotion nous a presque fait oublier que quelques mois avant son installation vivait sans doute, dans ces mêmes lieux, une famille de Français qui dans le meilleur des cas, fut jetée sans ménagement et contrainte à l'exil. Ceci pourrait passer pour anecdotique car qui s'en soucie ? Mais il y a mieux. Nous avons appris que ce grand esprit, suite au renversement de Ben Bella, fut arrêté par la police de Houari Boumediene. Il fit alors un séjour de deux jours dans une geôle où il fut torturé (ce dont il ne dit pas un mot) et ne dût sa libération, principalement que grâce à l'intervention de Monseigneur Duval. Les grands esprits se rencontrent. Conclusion effarante de H Bourges "c'étaient les risques du métier". Comme quoi la torture des uns n'est pas à étaler, quelle se révèle acceptable et fait partie de la vie. C'est curieux tout de même, lorsqu'on a eu pour fond de commerce de la dénoncer opiniâtrement pendant des années. Quand de plus on apprend que Monsieur Bourges s'est attelé à la formation des journalistes algériens, nous comprenons mieux pourquoi la presse et l'histoire en Algérie utilisent les mêmes arguments que nos progressistes de salon. Nous avons assisté à la sinistre pantalonnade entre un Pierre Mesmer - toujours égal à lui-même - qui insistait sur les "issues de secours" proposées aux harkis, rejetant la faute de leurs supplices sur le FLN. et un représentant du même F.L.N qui nous annonce que le FLN "n'existait pas" et rejetant la responsabilité sur le gouvernement français (ce qui n'est pas entièrement faux), ne "justifiant pas les exécutions des supplétifs, mais ne les condamnant pas non plus !!" On en connaît qui seraient accusés pour non-dénonciation de crimes de guerre. Plus encore l'épilogue optimiste sur l'avenir de l'Algérie en utilisant le conditionnel, qui ne met en évidence ni le fait intégriste, ni les lacunes d'un projet de société pratiquement inexistant. Encore une fois c'est
le petit peuple qui paiera et pourra ainsi remercier son mentor qui aura
bien mérité de la patrie. |
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