Réaction émission "C'est dans l'air" mars 2003

A cette occasion, France 5 a diffusé une émission spéciale ''C'est dans l'air'' émission d'Yves Calvi, droit de l'hommiste bien connu puisqu'il sévit également sur Europe 1. Il a introduit son programme en citant les paroles prononcées‚ des le matin-même par le chef de l'Etat : ''sale guerre qui n'ose pas dire son nom''. Chirac reprenant ainsi la phraséologie chère aux communistes qui ont toujours affublé la guerre d'Algérie de l'adjectif ''sale guerre'' et nous n'avons pas été étonné d'entendre le chef de l'état reprendre à son compte un des mythes de la propagande communiste puisque c'est de Gaulle qui a ouvert la voie en livrant l'Algérie au F.L.N.
Il convient de signaler qu'aucune chaîne française n'a repris dans son journal cet extrait du discours présidentiel il ne faut pas heurter de front les français qui ont voté Chirac, notamment les harkis et les pieds-noirs. Le débat de ''C'est dans l'air'' s'est révélé fort décevant dans le sens où il a été un étalage de tous les poncifs, les à priori et les haines primaires liées à la guerre d'Algérie.
Première remarque de taille, les harkis étaient représentés par un sociologue qui se dit ''historien'', fils de harki arrivé en France enfant et qui nonobstant la publication d'un livre ''contestable'' sur l'engagement des harkis aux côtés de l'armée française entend les représenter quoiqu'il arrive, il y avait également ce que d'aucun appelle ''les anciens combattants d'Algérie'' Voilà les personnalités qui avaient pour mission d'exposer le point de vue des partisans de l'Algérie française. On ne peut pas nier que le choix était très très contestable.
Les pro-algériens étaient quant eux représentées par Jean-Luc Einaudi, un communiste ou tout le moins un sympathisant qui a écrit deux livre scandaleux, le premier sur la manifestation du 17 octobre 1961, il est à l'origine de la violente polémique qui a éclaté sur ce sujet cette année et un second livre sur Yveton, l'ex-employé à l'usine à gaz d'Alger-Hamma qui a été guillotiné pour avoir déposé une bombe. Le compagnon Jean-Luc d'Einaudi était Daniel Lefevre, professeur d'histoire.
Le représentant ''des harkis'' et celui des ''anciens combattants '' ont été inexistants face à deux dialecticiens quasiment professionnels. Ils ont simplement contesté le chiffre de 22.900 victimes affirmant qu'il fallait le majorer de 1400 morts non comptabilisés entre le 19 mars et l'été 1962 et parlé de dizaines de milliers de harkis massacrés par les autorités et les forces F.L.N..
Le ''représentant des harkis'' a même rejoint l'avis des autres invités pour dire qu'il n'y avait pas eu plus de 250.000 victimes algériennes, ne précisant pas s'il comptait dans ce chiffre les 150.000 harkis massacrés à l'indépendance de ce pays.
La discussion s'est poursuivie sur cette question de décomptes macabres en éludant les atrocités commises par les sbires du F.L.N. ; En éludant le projet de troisième force mis au point par Marcel Champex, secrétaire d'Etat aux affaires algériennes qui avait réussi à rallier à son projet : Cherif Benhabililès, sénateur de Constantine, Ali Checkal, vice-président de l'assemblée algérienne, Baraobrock, le Docteur Sid-Cara, député, etc.... Plusieurs d'entre eux furent abattus par les tueurs F.L.N. L'attentat le plus spectaculaire ayant lieu au stade de Colombes où fut assassiné‚ le bâtonnier Checkal qui était aux côtés du président Coty, Benhabilès fut lui aussi abattu ce qui mis fin à cette tentative de règlement pacifique de l'affaire algérienne et démontre la cruauté et l'acharnement des dirigeants F.L.N. De tout cela pas un mot
Comment s'étonner dès lors que cette émission se soit transformée subrepticement en réquisitoire contre la France et son armée

Crédit : Ahmed Kaberseli