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L'affaire Djamila Bouhired
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D'aprés le livre du Général Massu "La vraie bataille d'Alger"éditions "Le cercle du nouveau livre 1971 "... Djamila Bouhired travaillait pour
le F.L.N. depuis l'été 56. Le laboratoire de fabrication
de bombes fonctionnait déjà en septembre 1956 chez son oncle,
Mustapha Bouhired, au n° 5, impasse de la Grenade. Djamila Bouhired
était très au courant Je cette activité puisque Taleb
et Marsali, membres de l'équipe de fabrication, attestent sa présence
en ces lieux et à ce moment-là. C'est là que le 16.2.57
ont été découverts et saisis :
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| L'affaire Djamila Bouhired (qui deviendra plus tard Mme jacques Verges), reposait sur l'accusation de Djamila Bouazza affirmant que Djamila Bouhired l'avait recrutée et lui avait apporté les bombes qui explosèrent le 9 novembre 1956, rue Michelet et le 26 janvier 1957, au Coq Hardi. Selon Maître Vergès , Djamila Bouazza était atteinte de folie, qui s'était exprimée par des excentricités devant le tribunal militaire. La condamnation à mort de Djamila Bouhired reposant sur le seul témoignage d'une folle, contrevenait aux lois élémentaires de la défense. Or le 22 juin 1957, Djamila Bouazza écrit, depuis sa prison, à Rachid Hattab une lettre dont l'extrait reproduit ci-contre révèle que sa "folie", n'était que simulacre et préméditation | |
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"Vous verrez quel coup de théâtre le jour du jugement. Moi, particulièrement, je dois me mettre à rire et elle à danser la samba. Comme ça toute la salle va se mettre à rire, moi je vais me mettre à chanter et elle à redanser. Le commandant devra faire lever l'audience et ce sera tout. Alors je pense que je vous ai assez embêté jusqu'à présent. Je vous quitte en vous envoyant toutes mes affectueuses pensées. Djamila." |
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| Ci-dessous Lettre adressée à Yacef Saadi le 17 septembre 1957, et expédiée de Paris. Son auteur, Abderrahmane, fut identifié comme étant Germaine Tillion. Cette lettre codée demande qu'Hattab Abdelmajid, à l'abri à Tunis, s'accuse des attentats commis par les deux Djamila condamnées à la peine de mort, et le fasse savoir au président de la République " mon grand-père " | |
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| Mardi 17
septembre Cher Cousin, c'est pas aujourd'hui que je vais te parler de tes soieries. J'ai eu ta lettre hier soir et je m'occupe de ta sur comme si c'était la mienne car je l'aime de tout mon cur. Avant de montrer ta lettre à mon père je veux être sûr que tu ne peux pas lui faire de tort. Peux-tu retrouver le fiancé de la cadette et lui dire d'aller en vitesse n'importe où (par exemple à T. retrouver Si Brahim, le copain de Georges) et là il écrit une lettre à mon grand-père où il explique que c'est lui qui a fait le travail de ta sur. Pour ce qui est du procès, j'attends des nouvelles de ton frère. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. j c Amitiés à toute la famille. Abderahmane. Ahcène t'embrasse. |
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Décodage la "sur"
: DjamiIa Bouhired, |
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Vraie fausse torture Pour Djamila Bouhired examinée par
un expert le 14 avril 1957, il
ne sera relevé aucune marque, aucune trace des sévices évoqués
par Maître Vergès ou la plaignante.
Ces derniers soutiendront que les marques restèrent
visibles jusqu'au 30 mai, la preuve avancée
étant le certificat médical fourni par le docteur Belkhodji,
datant du 16 mai 1957. Il faut toutefois
préciser que cette femme médecin était codétenue
de Djamila Bouhired et membre du Parti Communiste Algérien.
Pour atteinte à la sûreté extérieure
de l'État, elle ne sera condamnée qu'à une peine
légère de cinq ans de prison avec sursis Ses conclusions,
nous pouvons le comprendre, peuvent être soupçonnées
de partialité. En outre, Belkhodji signale que Bouhired affirme
avoir été frappée et brûlée à
l'électricité au niveau de la plaie thoracique antérieure.
Des électrodes lui auraient été également
appliquées sur les seins, la hanche droite, la cuisse droite et
l'orifice vaginal. En fait la doctoresse
n'affirme rien, mais juge les explications de Djamila, susceptibles d'être
envisagées sérieusement. |
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Elle fut condamnée à mort par le Tribunal permanent des Forces armées puis graciée par le conseil supérieur de la magistrature réuni au palais de l'Élysée. Sa peine fut commuée en travaux forcés à perpétuité. Interviewée en prison par un journaliste, le 10 avril 1958, elle affirmera, ainsi que ses complices Djemila Bouhired, Djemila Boupacha, Jacqueline Guerroudj et Zora Driff, ne jamais avoir été torturée. |
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Les idées fausses ont la vie dure : http://www.opuslibani.org.lb/StMarc/Oeuvre.html http://www.farid-benyaa.com/start.htm |
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