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Les oubliés de l'histoire
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| Au chapitre des oublis collectifs
qui caractérisent "l'affaire algérienne", figure
en bonne place le dossier des disparus. Ces hommes femmes et enfants, de
toutes confessions, civils pour la plupart, n'ont pas eu l'honneur des manchettes
de journaux spécialistes de l'émotion exacerbée. Ces
phares de l'humanité, à quelques rares exceptions près,
ont considéré comme insignifiantes ces atteintes à
la dignité humaine. Il est vrai que le cessez-le-feu du 19 mars 1962
constitue pour certains l'arrêt effectif des combats. Ce qui n'était
pas encore une guerre se terminait d'une manière purement symbolique,
avec les signatures de quatre délégués à la
braderie. Il n'en reste pas moins qu'après les "accords d'Evian",
des ressortissants français furent enlevés, au mépris
du droit international et des fameux accords cités plus haut. Certains furent torturés, exécutés, d 'autres envoyés dans des bagnes ou ils croupiront (et croupissent peut être encore). Où étaient elles ces belles consciences, ces humanistes que le monde entier nous envie ? Où sont ils ces philosophes érudits qui ne cessent de nous rappeler l'iniquité des croisades, l'esclavage de l'occident et les horreurs du colonialisme? Où sont ils donc ces pétitionnaires invétérés prêt à signer avec le sang des autres pour mobiliser l'humanité endormie ? Et qu'en est il de l'action de ces organismes type "croix rouge" ou "amnesty international" toujours sur la brèche pour dénoncer et venir en aide aux "damnés de la terre" ? Cette réalité cachée n'est elle donc devenue qu'un détail de l'histoire ? Ces avaleurs de couleuvres, ne pouvant mettre en doute leurs orientations politiques, la justesse de leur cause et leurs actions passées ne furent sauvés de l'indigestion que grâce à leur estomac d'autruche. Ils révèlent beaucoup de similitudes avec ce drôle d'oiseau : ils en avaient adopté la politique, comme lui, ils vivent en bande, ils peuvent courir très vite mais, à cause de leurs ailes réduites, ils ne peuvent pas voler. Il est bien évident que pour prendre du recul ou de la hauteur sur les évènements, ces pauvres volatiles partent avec un handicap insurmontable. Certains ont même fait la preuve que leur cervelle de moineau les empêchait de conserver le souvenir à long terme. Peut être le retrouveront-ils, un jour quand les poules auront des dents. |
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Quid des disparus de l'indépendance ?
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| Que sont-ils devenus ? Nulle
autorité n'a jamais pu ou voulu répondre à cette question
de manière satisfaisante. Les enquêtes
timides, discrètes et incomplètes, entreprises en 1962 et
1963 par la Croix-Rouge Internationale; n'ont fourni que bien peu de renseignements.
Les rares informations recueillies par ailleurs sont horribles. Des camps
de travail forcé non officiels ont été repérés
fin 1962 et courant 1963. Des charniers ont été découverts
en mai ou juin 1962. Ils étaient remplis de cadavres torturés.
Par exemple, le corps de M. Mourot, directeur général de la
chaîne de Monoprix d'Algérie, était retrouvé
à Haouch Adda, près d'Hussein Dey, le 21 mai, au milieu de
dix-sept cadavres mutilés et défigurés...
Pour la plupart, les 5 000 disparus d'Algérie (non compris les 150 000 supplétifs cités dans la note du SHAT N° 002855 datée du 21 AVRIL 1 977 et signée du Général PORRET), étaient de simples et braves gens. On le remarque en consultant les numéros de la Dépêche d'Algérie entre mars et juillet 1962 qui témoignent formellement de la réalité des faits car, à cette époque, une censure officielle implacable s'exerçait sur la presse d'Algérie. Les enlèvements concernaient aussi bien des enfants que des femmes ou des jeunes filles, ou des hommes généralement de condition modeste, ouvriers, employés, fonctionnaires..." Philippe Héduy
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Les camps
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Les enlèvements
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Conclusions
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En 2002, une plainte a été déposé par les familles des disparus pour "Crimes contre l'humanité, génocide, enlèvements et séquestrations arbitraires. |
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Dernière nouvelle médicale et elle est d'importance : L'encéphalite spongiforme se transmettrait également aux autruches.
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REPUBLIQUE FRANCAISE
VILLE - CERTIFICAT L'an mil neuf cent soixante-cinq et le 1er du mois de Mars, Nous Garde-Champêtre de la ville d' .. ex-Garde-Champêtre de la commune du département d' Alger, actuellement commune attachée à celle de depuis Juin I963, assermenté en la Justice de PAIX de arrondissement d'Alger, resté en fonction jusqu'au 1er Juillet 1961. Certifions que le 1962 a été exhumé dans le cimetière de la commune de ,le cadavre de Monsieur ., entrepreneur de travaux agricoles, né à , département d'Alger le qui était enfoui sous une pettite couche de terre, en présence de Madame ,née à...... Département d' Alger, âgée de 53 ans environ, de Monsieur . propriétaire à ., âgé de 61 ans environ, oncle de la victime, du capitaine du II7 eme R.I , cantonné à , département. d' Alger, de la Gendarmerie de ,et de Monsieur , adjoint de la délégation Spéciale de D'autre part Monsieur , avait été convoqué le .. à un P.C de l'Armée de Libération Nationale, aux Conmune de .. De là, il n'est plus reparu, et c'est dans le cimetière de .que son cadavre fut découvert. Nous avons fait et délivré le présent certificat pour servir et valoir ce que de droit, et avons signé, les jours, mois et an que susdits. A .le . . Le Garde-Champêtre Vu pour la législation de Monsieur .. Garde-Champêtre de la Ville Le |
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Un deuxième... |
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