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La mise en valeur
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Au regard de l'histoire
officielle, tant Algérienne que Française, la présence
française, n'a rien apporté à l'Algérie. Nombre
d'esprit s'élèvent pour réclamer à l'état
français des dédommagements pour cent trente deux ans "d'occupation
stérile". Les quelques exemples suivants permettront de donner
une petite idée de la chose. Le visiteur pourra se faire sa propre
opinion ou au moins, remettre en question ce que les tenants de la "vraie
vérité" lui imposent depuis des lustres.
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Résumé partiel des réalisations
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RÉSEAU ROUTIER :
19.000 Km. de route à revêtement moderne, 6.000 Km. d'autres
routes, 47.000 Km. de chemins et de pistes et 6.000 Km de routes en construction.
16 milliards F
RECHERCHES
ET EXPLOITATION DU PÉTROLE : 15 milliards F. Équipements urbains, travaux
d'assainissement et de réfection des sols de la région rurale.
Délégation générale, assemblée algérienne, préfectures, mairies, centres communaux, édifices des H. L. M. et des cités communales, services de voirie et les parcs- autos, dépendances, théâtres, salles de spectacles, foyers civiques, etc., complètement équipés.
Bâtiments
et matériel des universités, facultés, institut Pasteur,
institut de physique du globe. Observatoires, lycées, collèges,
écoles techniques et professionnelles, groupes scolaires, ateliers
spécialisés, écoles maternelles, garderies d'enfants,
pouponnières, etc.
Stades, salles de cultures physique, piscines. Installations de sports nautiques avec leurs équipements et leurs aménagements. Stations estivales et hivernales, etc.
Maison de la radio-télévision d'Alger, ses postes d'Alger, d'Oran et de Constantine. Ses équipements modernes et complets, ses installations et ses relais.
Hôpitaux,
cliniques, sanatoriums, préventoriums, dotés de leurs blocs
opératoires, de salles équipées et du matériel
spécialisé. Les centres de recherche du cancer, l'usine
du sang. Les centres de transfusion sanguine, les "poumons d'acier",
etc. En 1962 on compte 530 formations de l'assistance médicale gratuite et 138 établissements hospitaliers totalisant 33 000 lits.
Établissements
industriels, usines, fabriques, mines, ateliers, les installations des
chambres de commerce: Ateliers, hangars, dock- silos, etc.
Les immeubles
privés à usage d'habitation ou commercial, les appartements,
les ateliers, les fonds de commerce, etc. ET ENFIN Ce qui ne pourra jamais
être chiffré, c'est à dire le capital sentimental
du million de personnes chassé sans ménagement.
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Les vingt dernières années Dans les vingt dernières années de l'Algérie Française, " le double mouvement d'achats et de ventes de propriétés, positif jusque-là en faveur des Européens, s'était inversé en faveur des Musulmans ". La réforme agraire, étudiée dès 1955 sur l'initiative de Jacques Soustelle, avait permis, de 1956 à 1962, de " répartir entre des paysans sans terres 200 000 ha de terre bien équipées, en majorité européennes". Sans compter les céréales (80 % des terres labourées), les réalisations agricoles françaises sont innombrables: défrichements, assainissement, création par forage ou barrage des grands périmètres d'irrigation, introduction de cultures nouvelles constituées par la vigne (30 milliards de salaires en 1958 aux Musulmans d'Algérie), les plantations fruitières (les agrumes exportés d'Afrique du Nord représentant les trois-quarts de la production mondiale, 60 000 tonnes pour l'Algérie, 40 000 tonnes pour le Maroc, 35 000 pour la Tunisie) et les cultures maraîchères (exportation en 1960 : plus de 200 000 tonnes). Il faut y ajouter les activités industrielles et commerciales entraînées par cette agriculture moderne. Les industries dérivées des céréales transformaient en 1960 plus de cinq millions de quintaux de blé tendre en farine, et autant en semoules dont 750 000 quintaux étaient exportés. Il faut également cités l'huilerie (18000 tonnes d'olives en 1960) et la confiserie d'olives, le tabac (production de 13 millions de kilos en 1960), le coton, le liège ou l'alfa. Mais, dans les dernières années de l'Algérie française, les industries dérivées des fruits et légumes connurent un extraordinaire développement. Une seule usine, créée en 1950, traitait par exemple 12000 tonnes d'agrumes par an. En 1957, le revenu global de l'agriculture algérienne était de 26 milliards de F. Survint l'ambitieux Plan de Constantine qui ne fut, dans ce domaine comme dans les autres, qu'une " coûteuse et tragique duperie". |
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L'agriculture 1961 : 55 000 exploitations agricoles, dont plus de la moitié appartiennent à des Musulmans, ont permis à l'Algérie de devenir exportatrice de produits agricoles. Cultures céréalières: 700 000 ha. Cultures mixte céréales, agrumes: 40000 ha. Vignobles, oliviers: 400000 ha. Cultures maraîchères: 60000 ha. Riz dans le bas Chélif, oranges à Oran (1961), vinification-exportation à Mostaganem (1961). alfa à Bedeau (1957). coton (34 ha expérimentaux) du Chélif (1960). liège à Azazga (10000 quintaux en 1960). travaux de restauration des sols dans la région de "Oued Zid (janvier 1962) année où 5 000 ha étaient en cours de restauration). Les plantations annuelles de la ORS étaient de 400 000 arbres fruitiers (région d'El Kseur) et de 4 millions d'arbres forestiers. |
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L'industrie En 1962, l'Algérie était un pays en voie de modernisation (11 % de la population vivait alors de l'industrie), Bilan 1959 de la production intérieure brute, en milliards d'anciens francs: 284 m pour l'industrie (269 m pour l'agriculture et 535 m pour les services). Depuis 1950, le taux d'expansion était au minimum de 7 % l'an, En 1961, près de 500 industries nouvelles, agréées au Plan, représentaient un total d'investissements de plus d'un milliard de NF et plus de 30000 nouveaux emplois. Hors plan, en 1962, le bilan général s'établissait ainsi (en anciens francs) et montrait combien l'Algérie était alors dépendante de la France: sur 180 milliards d'exportations, l'Algérie exportait en France 150 milliards; sur 560 d'importation, 450 provenaient de la France; le déficit annuel de la balance commerciale, soit 350 milliards incombait à la métropole; 150 milliards d'investissements, sans compter les aides diverses, étaient fournis par le budget français. Le développement de l'Algérie était en hausse constante. |
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Quelques créations d'industries Cimenterie de pointe Pescade. Aciérie et laminoirs d'Oran. Industrie des cotonnades d'Algérie, fondée à Bougie au cours de l'été 1960. Usine de plastique d'Oran créée en 1961. Bassin minier de l'Ouenza. : Mines de phosphate du Kouif. Mines de fer d'El Halia, avec téléférique transportant le minerai vers Bône, Complexe charbonnier de Kenadsa. Confiturerie de Relizane. Coopérative de tabac à Bône. Huilerie à Alger...
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| On peut lire aussi que les constructions modernes n'étaient réalisées que pour les européens et que les musulmans, vivaient dans les gourbis et bidonvilles. "Rappelons qu'à l'indépendance,. 90 % des Algériens étaient analphabètes et que beaucoup d'entre eux vivaient dans des tentes ou des gourbis, sous-alimentés, pauvres et dépossédés de leurs terres. La France a effectivement construit, mais pour les Français et autres bachaghas " (article paru dans "El Watan"du 20/05/03.) S'il n'est pas question de nier de réelles situations de détresse et de dénuement. Émettre des généralités, ne pourra que simplifier un discours qui sera de toute manière contraire à la réalité. Pour mémoire, en ne prenant que les deux plus grandes villes du pays, Alger et Oran, comprenaient à elles deux, un million deux cents mille habitants. Les habitants de ces deux métropoles réunies étaient pour plus de la moitié, des musulmans. Il est bien évidemment tentant d'affirmer qu'il y avait donc, rien qu'à Alger, quatre cent mille musulmans qui vivaient dans des logements précaires. Cette interprétation erronée doit être revue. De plus l'urbanisation changeait profondément et beaucoup d'européens vivaient dans les vieux quartiers ou les quartiers populaires, "Bab el Oued" à Alger ou la "Marine" (Quartier Sidi el Haouri) à Oran. |
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L'urbanisation 1960, 10 millions d'habitants, Face à l'Algérie traditionnelle qui groupe 6 millions d'hommes, l'Algérie moderne des plaines côtières et des villes. Le grand Alger: 582000 habitants en 1954, 870000 en 1960. Oran: 292000 en 1954, 398000 en 1960." Cités nouvelles et blocs d'immeubles ont transformé l'aspect des villes au cours des dernières années de l'Algérie française. En 1953, le maire d'Alger Jacques Chevallier, annonçant 30 000 logements pour supprimer bidonvilles et taudis. Diar-es-Saad, " la cité du Bonheur " et Diar-el- Mahçoul, " la cité de la promesse réalisée ". En 1959 et 1960, 70000 logements nouveaux étaient mis en chantier. A Alger, livraison en mai 1961 des nouveaux immeubles au-dessus des bidonvilles de la Cité Vinci.. Cité de la Concorde à Birmandreïs, faubourg d'Alger. Achèvement en juillet 1959 de la Cité "Les Jasmins" au Clos Salembier à Alger. Achèvement en 1961 des nouveaux buildings de Bône, Cité Perret d'Oran, etc. Source : "Algérie Française" Philippe Héduy
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Voilà donc la
"dette" de la France telle qu'elle apparait sommairement. Nous
en connaissons ici et là de plus honteuses.Tout ceci n'a donc pas
existé. Il ne peut s'agir que d'une vue de l'esprit de colonialistes
nostalgiques. Ou alors la remise d'un pays clés en main doit s'accompagner
d'une soulte, une sorte d'indemnisation pour trop perçu. Ce qui
reconnaissons le, serait une première tant dans le milieu du troc
que dans celui du commerce et de la finance.
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