Une invitée hors sujet

Dans l'émission "MOTS CROISES" du 3 novembre 2003 sur France 2 Madame Zohra Drif étiquetée par la production "héroïne" du FLN, monopolisa la parole (Trente cinq minutes environ sur une heure d'émission !! 7 fois plus que l'auteur du livre en question!!) pour ressasser les vieilles rengaines et les contre vérités les plus flagrantes.
Selon elle, la déclaration du FLN en 1954 se voulait un grand élan de fraternité et incitait les habitants de toute l'Algérie à s'unir toutes origines confondues. Une politique de la main tendue en somme. C'est tellement vrai que les premières victimes FLN du 1er novembre 1954 furent MM. :

 

- Ahmed HAROUK, agent de police à DRA-EL-MIZAN;
- Ben Hadj SADDOK, caïd de M'CHOUNECHE;
- Guy MONNEROT, instituteur à TIFELFEL, originaire du LIMOUSIN;
- le lieutenant DARNAULT et deux canonniers au poste de KHENCHELA, dans l'AURES,
- et François LAURENT, à LAPASSET en ORANIE.

Nous pouvons constater que le FLN ne mentait pas tout à fait puisqu'il englobait dans sa folie meurtrière toutes les confessions sans aucune distinction.
Et déjà tout un symbole.
Un instituteur métropolitain fraîchement arrivé et sans doute jugé colonialiste, des musulmans pro français déjà collabos, des militaires de l'armée d'occupation et un sale Pieds-Noirs de vingt deux ans (Laurent François).

Parmi toutes les balivernes proférées par Madame Drif, bien sur le colonialisme sauvage, le mépris montré par les européens aux "indigènes", les colons esclavagistes, l'Eden algérien d'avant 1830, le pays de cocagne détruit, la révolution unitaire et généralisée du peuple algérien et tous les schémas d'une pensée unique, extrémiste, amnésique et historiquement totalitaire.

Mais que donc venait faire cette "pasionaria" algérienne dans un règlement de compte qui ne concernait que l'histoire française dont les chapitres dérangeants étaient publiés dans un livre français qui dénonçait les mensonges français ?
Cette émission devait être un débat franco-français. Ce fut une propagande FLN que Goebbels lui-même n'aurait pas reniée
Une décérébration infligée aux profanes par une ex poseuse de bombe saisie d'une véritable hémorragie verbale

Un "mensonge algérien" en somme.


Il est vrai que les qualificatifs attribués de Présidente du Sénat algérien "d'héroine" et de ‘’résistante’’ lui conféraient une légitimité dont elle ne s'est pas privée d'user et d'abuser.

Quelle est donc cette curieuse obsession française qui porte à inviter les anciens ennemis d'hier, à leur donner une parole qu'ils ne rendent jamais et qu'ils utilisent pour sermonner leurs hôtes et les témoins en leur prodiguant des admonestations outrancières les plus haineuses ?
Notre communauté est une fois de plus utilisée, comme faire valoir par une télévision française qui nous sert comme alibi de réciprocité télévisuelle, des émissions truquées, mal préparées où tout est joué d'avance.
Mais, pour les profanes de cette guerre, l’exercice se résume à un déballage de mots creux, faute d’arguments étayés par des documents probants. C’est totalement inutile et vain.
Evidemment, à l’heure à laquelle ce genre d’émission est programmé, seuls les passionnés et les spécialistes s’astreignent à le suivre en direct.

Les meurtriers auteurs d'attentats aveugles et leurs complices recevaient naguère les qualificatifs de tueurs, d'assassins, ils sont aujourd'hui des héros.

Tout fout l'camp !

Mais qui était Zhora Drif