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HAUT CONSEIL DES RAPATRIES COMMUNIQUE DE PRESSE Paris, le mercredi 15 février 2006
Son attitude est dautant plus inacceptable quelle émane dun élu de la Nation, insultant les valeurs même de la République et sinscrit dans la continuité dun ensemble de provocations et de diffamations à lencontre des anciens combattants et de leurs familles depuis de nombreuses années et notamment en juin 2000. Aujourdhui, le HCR sinquiète de ces dérives qui menacent notre cohésion nationale. A lissue de la réunion, le Ministre délégué aux Anciens Combattants, Monsieur Hamlaoui MEKACHERA, est venu saluer les membres du HCR.
Le Haut Conseil des Rapatriés réuni en assemblée plénière le 15 février 2006 prend acte de la décision de déclassement de lalinéa 2 de larticle 4 de la loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des français rapatriés, par le Conseil Constitutionnel le 31 janvier 2006 pour le motif suivant : « Considérant que le contenu des programmes scolaires ne relèvent ni des principes fondamentaux de lenseignement, que larticle 34 de la Constitution réserve au domaine de la loi, ni daucun autre principe ou règle que la Constitution place dans ce domaine ; que dès lors lalinéa 2 de larticle 4 de la loi du 23 février 2005 a le caractère réglementaire. » Le Haut Conseil des Rapatriés relève la similitude de rédaction des dispositions incriminées de la loi du 23 février 2005 avec celle de la loi TAUBIRA du 21 mai 2001 ainsi que leur reproduction ci-dessous permet de le constater : Loi n° 2005 158 du 23 février 2005, article 4 alinéa 2 « Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à lhistoire et aux sacrifices des combattants de larmée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit. » Loi n° 2001 434 du 21 mai 2001, article 2 dite loi TAUBIRA « Les
programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et
en sciences humaines accorderont à la traite négrière
et à lesclavage la place conséquente quils
méritent. La coopération qui permettra de mettre en
articulation les archives écrites disponibles en Europe avec
les sources orales et les connaissances archéologiques accumulées
en Afrique, dans les Amériques, aux Caraïbes et dans tous
les autres territoires ayant connu lesclavage, sera encouragée
et favorisée. »
Les associations de rapatriés partagent le sentiment selon lequel il ne peut exister dhistoire officielle mais elles regrettent quà loccasion de cette polémique stérile, luvre de leurs ancêtres, notamment en Algérie, ait été dénaturée. Sans méconnaître les zones dombre qui ont pu marquer cette période de lhistoire de France, les rapatriés soulignent les aspects positifs de laction française en Algérie et notamment dans les domaines de la santé, des transports, de léquipement, de léducation, de lagriculture ainsi que dans découverte et lexploitation du gaz et du pétrole sahariens. Les rapatriés de toutes origines et de toutes confessions demandent aussi que ne soit pas occultée la part prépondérante quils ont prise en 1914 1918 et en 1939 1945. Pour lavenir, le Haut Conseil des Rapatriés souhaite que la décision du Président de la République permette de revenir à une plus juste appréciation de la loi du 23 février 2005. Il rappelle que lobjectif fondamental de cette loi est à la fois dexprimer la reconnaissance de la Nation pour luvre accomplie outre-mer et de compléter un certain nombre de dispositifs dordre matériel. Le Haut Conseil des Rapatriés veut exprimer au Haut Conseil de lEducation, lors dune réunion, sa demande dune présentation équilibrée de lhistoire de la France en Algérie, au Maroc et en Tunisie et dans lEmpire. Il a pris acte de lavis favorable donné le 9 février par le Conseil Supérieur de lEducation au projet de décret dabrogation des dispositions de lalinéa 2 de la larticle 4 déclassé par le Conseil Constitutionnel. Il sétonne toutefois de navoir pas été sollicité pour avis à la préparation dun texte qui concerne exclusivement les Français rapatriés et qui, au-delà de la référence aux programmes scolaires et au rôle positif de la présence française outre-mer, masque lhommage rendu par la Nation aux Combattants issus de ces territoires. Le Haut Conseil des Rapatriés en appelle enfin à cette occasion aux pouvoirs publics pour souligner la nécessité générale urgente dune loi définitive sur les rapatriés qui réponde réellement à toutes leurs revendications de Mémoire et de Justice. Communication: Philippe NOUVION RECOURS-FRANCE
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