N° 1994 Enregistré à la Présidence de FAssemblée nationale le 17 décembre 2004.
PROJET DE LOI modifié par le Sénat
portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés

Le Sénat a modifié, en première lecture, le projet de loi adopté par l'Assemblée nationale en première
lecture, dont la teneur suit :

Article 1er**
Conforme
Article 1er bis

La Nation associe les rapatriés d'Afrique du Nord, les personnes disparues et les populations civiles victimes de massacres ou d'exactions commis durant la guerre d'Algérie et après le 19 mars 1962 en violation des accords d'Evian, ainsi que les victimes civiles des combats de Tunisie et du Maroc, à l'hommage rendu le 5 décembre aux combattants morts pour la France en Afrique du Nord.

Articles 1er ter et 1er quaterr**
Conformes

Article 1er quinquies
Sont interdites :

- toute injure ou diffamation commise envers une personne ou un groupe de 'personnes en raison de leur qualité vraie ou supposée de harki, d'ancien membre des formations supplétives ou assimilés ;

- toute apologie des crimes commis contre les harkis et les membres des formations supplétives après les accords d'Evian. L'Etat assure le respect de ce principe dans le cadre des lois en vigueur.

Article 2
I. - Les bénéficiaires de l'allocation de reconnaissance mentionnée à l'article 67 de la loi de finances rectificative pour 2002 (n° 2002-1576 du 30 décembre 2002) peuvent opter, au choix :

- pour le maintien de l'allocation de reconnaissance dont le taux annuel est porté à 2 800 € à compter du 1er janvier 2005 ;- pour le maintien de l'allocation de reconnaissance au taux en vigueur au 1er janvier 2004 et le versement d'un capital de 20 000 € ;

- pour le versement, en lieu et place de l'allocation de reconnaissance, d'un capital de 30 000 €.

En cas d'option pour le versement du capital, l'allocation de reconnaissance est servie au taux en vigueur au 1er janvier 2004 jusqu'au paiement de ce capital. A titre conservatoire, dans l'attente de l'exercice du droit d'option, l'allocation de reconnaissance est versée à ce même taux.
En cas de décès, à la date d'entrée en vigueur de la présente loi, de l'ancien supplétif ou assimilé et de ses conjoints ou ex-conjoints survivants lorsqu'ils remplissaient les conditions fixées par l'article 2 de la loi n° 94-488 du 11 juin 1994 relative aux rapatriés anciens membres des formations supplétives et assimilés ou victimes de la captivité en Algérie, une allocation de 20 000 € est répartie en parts égales entre les enfants issus de leur union s'ils possèdent la nationalité française et ont fixé leur domicile en France ou dans un Etat de la Communauté
européenne au 1er janvier 2004.
Les personnes reconnues pupilles de la Nation, orphelines de père et de mère, de nationalité française et ayant fixé leur domicile en France ou dans un Etat de la Communauté européenne au 1er janvier 2004, dont l'un des parents a servi en qualité de harki ou membre d'une formation supplétive, non visées à l'alinéa précédent, bénéficient d'une allocation de 20 000 €, répartie en parts égales entre les enfants issus d'une même union.

Les modalités d'application du présent article, et notamment le délai imparti pour exercer l'option ainsi que l'échéancier des versements prenant en compte l'âge des bénéficiaires, sont fixés par décret en Conseil d'Etat.

II. - Non modifiér**

Article 3r**

I. - Non modifiér**

II. - Le deuxième alinéa de l'article 7 de la même loi est remplacé par deux alinéas ainsi rédigés :

« Cette aide est attribuée aux personnes précitées destinées à devenir propriétaires en nom personnel ou en indivision avec leurs enfants à condition qu'elles cohabitent avec ces derniers dans le bien ainsi acquis.
« Elle est cumulable avec toute autre forme d'aide prévue par le code de la construction et de l'habitation. »

III (nouveau). - Au premier alinéa de l'article 9 de la loi n° 94-488 du 11 juin 1994 précitée, les mots : « réalisée avant le 1er janvier 1994 » sont remplacés par les mots : « réalisée antérieurement au 1er janvier 2005 ».

Article 3 bis (nouveau)

Après le septième alinéa (4°) de l'article L.302-5 du code de la construction et de l'habitation, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Sont considérés comme logements locatifs sociaux au sens du troisième alinéa ceux financés par l'Etat ou les collectivités locales occupés à titre gratuit, à l'exception des logements de fonction, ou donnés à leur occupant ou acquis par d'anciens supplétifs de l'armée française en Algérie ou assimilés, grâce à une subvention accordée par l'Etat au titre des lois d'indemnisation les concernant. »

Article 4r**
Conforme
Article 4 bis

Les enfants des personnes mentionnées à l'article 6 de la loi n° 94-488 du 11 juin 1994 relative aux rapatriés anciens membres des formations supplétives et assimilés ou victimes de la captivité en Algérie, éligibles aux bourses nationales de l'éducation nationale, peuvent se voir attribuer des aides dont les montants et les modalités d'attribution sont définis par décret.

Articles 4 ter, 5 et 6r**
Conformes

Article 7r**
Supprimé

Délibéré en séance publique, à Paris, le 16 décembre 2004.
Le Président,

Signé :

Christian PONCELET

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COMPTE RENDU DE SPECTACLE LOI SUR LES RAPATRIES UNE MASCARADE DE PLUS

Alors que se dressaient les tréteaux pour la mascarade, le spectacle des sauterelles et des libellules qui se précipitaient pour tenir le « rôle de leur vie » qui leur était octroyé par le maître du ballet était tout particulièrement affligeant pour les victimes de cette tragédie de l'Histoire de France .

Il n'est certes pas réjouissant d'avoir annoncé qu'il n'y avait pas grand-chose à attendre sinon rien du débat au Sénat sur le sujet, dés lors que la maîtrise de la commission chargée du texte retombait, avec la Présidence Goumac, sous la chape de plomb des « gaullistes » qui ont trop intérêt à cacher aux Français les sinistres agissements de leur totem et qui savent combien leur responsabilité est grande dans cette trahison et tout particulièrement quand l'actualité nous apprend les poursuites engagées au nom de « connivence avec l'ennemi ».

Aussi les contorsions de ceux qui, entretenus depuis des lustres par les pouvoirs qui se succèdent, tentent de faire croire qu'il y aurait des avancées notoires sont apitoyantes, laissons ces serviteurs à leurs aumônes.

A la vérité, le texte de loi qui sort du Sénat est en recul sur celui qui a été transmis pour une première lecture par L'assemblée Nationale.

Déjà,le texte voté en première lecture par l'Assemblée Nationale ignorait avec superbe nos droits essentiels ; ce n'était qu'une panacée insipide de mesures sans valeur soutenues par un « marketing » forcené et quelques « bruiteurs de fonds »;

Une conclusion et une seule s'impose : on se moque de nous. Alors , à la première occasion, de quels que partis qu'ils soient, sanctionnons par nos votes tous les élus complices de cette mascarade.

La rédaction

Crédit PNHA du 01/2005

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