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Rapport sur les centres de regroupement et autres textes sur la guerre d'Algérie Michel ROCARD ÉDITIONS MILLE ET UNE NUITS. Parution juin 2003 De plus en plus grave. Après les tortionnaires, les camps d'extermination !! Note de l'éditeur "Le 17 février
1959, à Alger, un inspecteur des Finances âgé de vingt-huit
ans remet au délégué général en Algérie
un rapport, qu'il ne lui a demandé qu'officieusement, sur une réalité
ignorée de l'opinion publique et pourtant essentielle de la guerre
d'Algérie, les camps de regroupement dans lesquels sont parqués
plus d'un million de villageois, dont plus de la moitié d'enfants.
Faute de nourriture et de soins, ces populations, qui connaissent déjà
une mortalité enfantine effrayante, que l'auteur du rapport
évalue à près de 500 enfants
par jour, sont menacées de famine,
dans l'ignorance totale de l'opinion et l'indifférence apparente
des autorités civiles et militaires. Alerté par l'auteur
lui-même, le cabinet du garde des Sceaux du gouvernement de Michel
Debré, Edmond Michelet, décide de communiquer ce rapport
à la presse. Le 16 avril, France Observateur et le 17 avril 1959,
Le Monde (daté du 18) publient de larges extraits du rapport et
soutiennent sa vision alarmiste du
sort des populations algériennes. La question des camps de regroupement reste aujourd'hui encore l'une des tragédies les plus méconnues, et les plus importantes. de la guerre d'Algérie. Le Rapport de Michel Rocard révéla las conditions dramatiques du déplacement de masse dos populations pratiqué par l'armée française et son caractère inhumain. Ce document essentiel est présenté pour la première fois sous le nom de son auteur, accompagné d'un éclairage historique complet. La réaction de M LAGROT site Bab el Oued Story La station France Culture a produit le 25 juin une longue interview à propos d'un opuscule que vient de commettre, paraît-il, l'ancien ministre Michel Rocard sur les événements d'Algérie vers 1960 et à partir de rapports qu'il aurait diffusés à l'époque, étant sur place comme appelé. Cet opuscule a été présenté comme publié aux éditions « mille et une nuits : doit on y voir une intention ironique ? Celle-ci serait largement justifiée au regard du conte qui nous a été servi sur les ondes par l'intéressé, assisté par l'inusable désinformateur de service sur le sujet, Benjamin Stora. M.Rocard a donc commenté un rapport d'époque
portant sur les regroupements de populations opérés par
l'Armée française dans le bled pour isoler ces villages
ruraux de la pression du FLN : pression exercée, comme chacun sait,
par des moyens plus proches du sourire kabyle que du sourire Colgate..et
M.Rocard commence par nous servir le chiffre de
deux millions de regroupés, fable déjà élaborée
par Bruno Etienne, éminent spécialiste
de la falsification des chiffres. En réalité, le nombre
en est au moins cinq fois inférieur, ne serait ce que par l'insuffisance
des moyens militaires : il y avait moins de deux
cent vrais villages de regroupement dans tout le pays, et aucun ne dépassait
deux mille habitants : faites le calcul ! Dans la réalité c'est la seconde
émission de France Culture sur ce sujet le programme "LIBRE
ECHANGE" du 28 septembre 2002. réunissait sur le même
sujet Michel Rocard et Pierre Vidal-Naquet.
Réalisation François Caunac |
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Il a été facile à la propagande
des opposants à la guerre d'Algérie de parler de "camps
de concentration". Ni la finalité de leur existence ni la
vie des internés ne peuvent se comparer à ce qui appartient
au nazisme ou à l'archipel du goulag soviétique. Plusieurs
contrôles du Haut Comité de la Croix-Rouge internationale
ont été opérés durant ces années-là.
En 1958 et 1959, notamment sous l'impulsion d'André Malraux devenu
ministre du général de Gaulle, des commissions de contrôle
ont été créées pour examiner les abus signalés.
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LISTES DES CENTRES D'INTERNEMENT VISITÉS
PAR LA CROIX-ROUGE EN 1959 : Signalons au passage, que la croix rouge ne put jamais avoir d'indications concernant les prisonniers du F.L.N. |
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Puisqu'un ancien premier ministre ne saurait ni mentir, ni se tromper, on nous objectera que les nazis faisaient aussi visiter leurs camps de la mort. Il faudra alors que nos détracteurs révisent leur histoire et comptabilisent, les erreurs, les non dits, les mensonges des grands commis de l'état dans les cinquante dernières années. Attention : Ne pas oublier de changer les piles de la calculette !! Extrait des propos textuellement
retranscris d'après les archives sonores du site
"site
Bab el Oued Story" CD APERS N° 1984 (émission
diffusée sur France culture le Mercredi 25 juin 2003 12:02) "Les dégâts de la guerre d'Algérie y sont de deux ordres : Le premier c'est qu'il y a eu beaucoup de tués, de torturés, de victimes civiles. Le second c'est qu'à travers la politique des regroupements, la France a totalement changée, transformée la géographie de l'Algérie rurale. Quand je fais mon rapport en mars 59, j'évalue le nombre de regroupés à un million, il montera jusqu'à deux millions. Dieu merci, grâce au débat qui a suivi cette publication on a trouvé le moyen d'aligner des crédits, d'organiser quelque chose. Les gens ne sont plus mort de faim. Il en est tout de même mort de faim de l'ordre de deux cents mille à mon avis..." "....Ce rapport je l'ai fait seul, l'ai écrit seul c'est une affaire entendue..." Monsieur Rocard reprend les arguties de Monsieur Ben Bella et des incontournables historiens de service. MM Stora, Vidal-Naquet et autres. Selon eux, la désorganisation de l'Algérie est le résultat des actions de l'armée française et d'elle seule que l'on accuse d'avoir démoli l'organisation rurale du pays. Point n'est besoin pour ces "assoiffés de vérité" de mentionner que la désolation dans ce pays était due avant tout à l'ALN qui en incendiant et vandalisant les exploitations, en exécutant les fermiers, en abattant les ouvriers agricoles, en terrorisant les villages jugés trop tièdes, et en éliminant physiquement tout ce que ce pays pouvait compter de cadres et de responsables coreligionnaires certes mais insuffisamment hostiles à la France, ont enlevé au fellah jusqu'à l'espérance d'envisager les lendemains qui chantent. De plus, Monsieur Rocard qui a "écrit seul ce rapport" "évalue le nombre des regroupés" et nous donne son avis sur le chiffres des décès du fait du manque de nourriture. Généralement une commission d'enquête digne de ce nom, pour être crédible, se compose de plusieurs membres d'horizons différents, qui ont pour mission d'attester et non d'évaluer et de prouver au lieu de supposer. |
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Plus grave encore (si cela est possible). Le Colonel ( ER) Henri de Mollans, adhérent de lASAF, âgé aujourdhui de 91 ans, a été chef de bataillon dAoût 1958 à Août 1961, Commandant du ½° RI et du quartier de Bordj-Okhriss, situé à 25 km à lEst dAumale, devenu Sour el Ghoziane. A quelques km de là, il avait construit en 1960 sur ses propres plans, le village de regroupement du Mesdour, placé sous la protection dun poste militaire, doté dune école, dun dispensaire, dune épicerie, dun terrain de sport, deau potable, autant dinstallations qui sajoutent aux habitations bordant les larges rues rectilignes convergeant vers le poste. Une route a été ouverte pour le relier au réseau routier existant. En 18 mois, la population des douars isolés, à la merci de lALN, affluèrent au village qui atteignit 3.500 habitants. Ceux-ci sadministraient eux-mêmes et une mosquée leur fut construite. Or, dans lémission dARTE du 12/02/03 intitulée "Pacification en Algérie : le sale boulot", le Colonel de Mollans a été stupéfié du témoignage dun certain Marc Garanger, appelé, affecté en 1960 comme secrétaire photographe au PC du Bataillon. Photos à lappui, il qualifie Mesdour de " camp de concentration des populations civiles, cerclé de barbelés, construit de leurs propres mains, après que lArmée ait rasé leurs fermes éparpillées dans le bled ". Et pourtant, Mesdour nétait entouré ni de barbelés, ni de mirador et le village existe toujours, a conservé son nom et figure même sur la carte routière Michelin au 1/1.000.000 dAlgérie-Tunisie, car sa population ne la pas quittée après lindépendance et s y est développée. " La Nouvelle République du CentreOuest " qui couvre 7 départements a publié le 20/03/03, le démenti formel et argumenté aux allégations mensongères de Marc Garanger que lui avait envoyé le Colonel de Mollans. Celui-ci a écrit au Ministre de la Défense, le 27/03/03, une lettre exposant ces faits et lui demandant de poursuivre Marc Garanger et ARTE pour diffamation envers lArmée.. Il ne peut en effet le poursuivre pour ce délit envers lui-même, car son nom nest jamais prononcé dans lodieuse émission dARTE. Son nom ne figure pas dailleurs dans lalbum de 59 photos, sur lesquelles pourtant, il apparaît à plusieurs reprises, que Marc Garanger a publié en 1984, assorties de légendes tendancieuses : cet album est préfacé par Francis Jeanson ! La photo présentée en agrandissement à la TV est extraite de cet album. La réponse du Ministre de la Défense, signée le 04/07/03 par le Directeur de Cabinet du SEAC, montre une fois de plus limpunité dont bénéficient les médias qui abusent de la loi de 1881 ; elle conclut, en effet, par ces mots : "Une initiative visant à intervenir auprès de la rédaction concernée constituerait une atteinte à lindépendance des médias et ne peut donc être envisagée, car elle serait contraire à la liberté de la Presse" NDLR: Trois mois et demi pour que le Ministère de la Défense réponde à la question du vieux Colonel. Voila qui doit permettre la prescription et évite de défendre les siens...Messmer était beaucoup plus prompt pour ordonner de refouler les Harkis. Décidément, le Gaullisme n'est pas mort. |
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