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Trahisons !
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"Tu ne tueras point''. En application
de ce commandement, il est tout à fait respectable, pour des
raisons d'éthique, de croyance, de religion, de refuser de porter
les armes. Nous pouvons comprendre également des individus qui
par peur ou en but à diverses difficultés refusent une
incorporation qui leur porterait préjudice. |
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Appel des déserteurs et insoumis anticolonialistes, en faveur de l'amnistie ....(mai 1962)
Cette dernière phrase peut nous donner une idée sur les motivations réelles et sur la base politique sur laquelle elle s'appuie |
Appel des déserteurs et insoumis anticolonialistes, en faveur de l'amnistie ....(mai 1962)
En 1955-1956, après dix ans de guerre coloniale, la jeunesse française
a été appelée à participer directement à
la répression contre le peuple algérien. Elle s'y opposa d'emblée
par des comités ''contre l'envoi du contingent'' et des manifestations
de ''rappelés'' soutenues par une partie de la population. Après
l'insuccès de ces mouvements collectifs, de jeunes militants ne purent
choisir qu'entre plusieurs solutions individuelles.
Certains, comme Jean Muller, pensant qu'il y avait une action à mener
dans l'armée, acceptèrent de partir. Mais il apparaissait au
contraire à d'autres que, sur le plan des résultats, l'aspect
positif de leur rôle en Algérie était de beaucoup inférieur
à son aspect négatif, à cause de l'engrenage dans lequel
ils se trouvaient irrémédiablement jetés.
Certains alors, comme Alban Liechti et Jean Le Meur, préférèrent
l'emprisonnement volontaire.
D'autres, voulant utiliser la liberté d'action laissée par l'insoumission
et la désertion, choisirent cette solution afin de mener une lutte
plus concrète contre cette guerre.
Dans cette perspective, un certain nombre d'entre eux, comme Gérard
Meier et Louis Ohrant, actuellement détenus à Fresnes, ou les
signataires de cet appel, comprirent que le combat du peuple algérien
et celui du peuple français se rejoignaient: leur ennemi était
commun et les mêmes obstacles empêchaient l'aboutissement de leurs
revendications respectives. Ils en tirèrent comme conclusion pratique
:
- de soutenir la Révolution algérienne en aidant la lutte quotidienne
des militants du F.L.N. en France et à l'étranger;
- d'inciter et d'aider les jeunes Français à refuser collectivement
de partir combattre en Algérie;
- de renseigner l'opinion française et internationale pour lui faire
prendre parti dans le sens de leur engagement et susciter des prises de position
conséquentes comme, par exemple, celle du ''Manifeste des 121''
Par cette action, ils voulaient contribuer à
- abréger la guerre, à soutenir la lutte pour l'indépendance
du peuple algérien,
- enrayer le fascisme menaçant
- libérer leur propre peuple de l'aliénation dans laquelle le
maintenaient des guerres coloniales interminables et
- imposer une véritable démocratie.
Pour cet engagement, nous avons été poursuivis et condamnés.
Or, le droit à l'indépendance de l'Algérie a été
reconnu par le gouvernement français. Le cessez-le-feu a été
conclu entre lui et le G.P.R.A, la lutte contre les fascistes (dirigés
par certains des chefs mêmes sous les ordres desquels nous aurions dû
combattre) est menée par les autorités françaises, la
gauche et le F.L.N.. Cette nouvelle étape doit logiquement amener la
révision totale et immédiate de notre situation juridique actuelle.
Mais, si les formes qu'a revêtues l'action de tous les militants anticolonialistes
ont pu être diverses, notre combat était, et reste, le même.
C'est pourquoi, dans le cadre de cette révision juridique, nous demandons
que ne soient pas dissociés les cas de ceux qui militent en France
et en exil, des réfractaires et des militants des réseaux de
soutien au F.L.N., de Jeune Résistance, du Mouvement Anticolonialiste
Français, etc.
Nous voulons recouvrer nos droits civiques pour :
- contribuer ouvertement à la lutte pour l'instauration d'une démocratie
réelle en France ;
- participer, dans la paix, à une vraie coopération avec le
peuple algérien en nous efforçant de lui donner sa véritable
signification qui va dans le sens de l'internationalisme prolétarien.
Cette dernière phrase peut nous donner une idée sur les motivations réelles et sur la base politique sur laquelle elle s'appuie
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Premiers signataires:
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Quelques autres suivront qui pratiqueront une politique d'abstraction
consistant à occulter les horreurs commises par leurs nouveaux
amis. Ils considérerons comme quantité négligeable
les victimes civiles de toutes confessions à partir du moment où
elles étaient à l'actif du camp qu'ils ont choisi en vertu
d'une prétendue justice dont ils se feront les ardents propagandistes.
Certains rédigeront quarante ans plus tard des ouvrages et profiteront
d'une guerre d'Algérie riche en "Best seller", revenue
au premier plan de l'actualité et très prisée par
les éditeurs. On peut objectivement se demander si l'agitation médiatique et le lavage de cerveau actuels ne servent pas à travestir les trahisons à l'ennemi et à masquer l'aide aux adversaires déclarés , autant de faits qui, en raison de la reconnaissance, en date du 18 Octobre 1999, de l'état de guerre pour les ''événements'' d'Algérie, seraient passibles de la peine de mort, encore en vigueur dans les tribunaux militaires en temps de guerre. * Etude du 19 novembre 1968 du ministère de la défense
N°37470. Sur les 1.101.580 appelés on dénombre 369 déserteurs,
4 officiers, 8 sous officiers et 357 hommes de troupe. Qui furent rapidement
amnistiés grace aux sympathies de différentes formations
politiques. |
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Insoumis Objecteur Traître
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