PS: En réponse à Djaker et à d'autres qui me reprochent de dénigrer l'Algérie indépendante dans cette rubrique.
Tous les articles de cette rubrique sont extraits de la presse Algérienne publiée en Algérie à l'exception des deux articles de cette page que j'ai rajouté pour justifier votre protestation à la lecture de l'expression ce pays "livré clés en main".
Effectivement, ce n'est pas tout à fait vrai. Bien des serrures ont été forcées, faute de clés et l'exemple vient de haut.
Il
y a deux mois environ, un Français d'Algérie, résidant dans
la région de Blida, vint à perdre sa belle mère qui résidait
en métropole.
Comme il exploitait un garage, cet homme ne put abandonner
du jour au lendemain son entreprise. Il conseilla donc à son épouse
de franchir sans lui la Méditerranée. Et même d'emmener avec
elle ses deux enfants. Ce qui fut fait.
Il advint cependant que les choses
se compliquèrent. La succession de la défunte ne se pouvait liquider
hors la présence de son gendre. Le garagiste s'avisa alors qu'il lui était
facile de rejoindre sa femme: il lui suffisait d'accorder leur congé annuel
à ses deux ouvriers et de fermer boutique pendant la durée du voyage.
Ce qui fut fait aussi.
Le héros de cette banale histoire est rentré
à Blida la semaine derniËre. Il a sereinement pris le chemin de ses foyers.
Et là, les yeux lui sont sortis de la tête. Son garage était
en pleine activité et son appartement en pleine occupation. Des musulmans
qui interprétaient à leur manière les accords d'Evian avaient
pris l'un et l'autre en charge. Assurés de leur bon droit, ils avaient
du reste poussé l'esprit coopératif jusqu'à utiliser la garde-robe
du légitime propriÈtaire. Lequel commit l'imprudence de se fâcher...
et reçut incontinent une sévère correction.
AUX …COUTES
(27 avril 1962)
Une faible partie des automobiles dérobées
a été récupérée et remise à ses légitimes
propriétaires. Les véhicules ne peuvent Ítre repris à ceux
qui les ont subtilisés. Une grande entreprise du centre d'Alger voit tous
les jours des véhicules lui ayant appartenu sillonner les artËres de la
cité. Au début cette société a signalé aux
nouvelles autorités quels étaient les détenteurs illégaux,
mais elle a vite abandonné l'idée de retrouver son bien, car elle
a été l'objet de menaces précises de la part du F.L.N. local.
Une des voitures subtilisées (et jamais retrouvées) est néanmoins
devenue historique. Avec son numéro très lisible, elle a été
photographiée et l'image diffusée dans le monde entier. C'est
en effet sur un véhicule volé que M. Ben Bella et M. Krim Belkacem
ont fait leur entrée dans Alger le 3 juillet.
AUX …COUTES (3 août
1962)