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Claude MICHELETTI
FORS L'HONNEUR LA GUERILLA OAS A ORAN EN 1961/62. (deuxième édition)   (Editions JEAN CURUTCHET)



couvertureMouvement de résistance qui rassemble en son sein des Français de toutes origines, de toutes confessions et de toutes idées politiques, ayant pour unique objectif de défendre l'intégrité du territoire national, l'OAS a offert, au cours de qa brêve existence, plusieurs visages d'elle même, tous différents les uns des autres, que ce soit en Algérie ou en Métropole.
Parmi toutes ces OAS, celle d'Oran s'est créé une place tout à fait à part. A cause de son recrutement, exclusivement populaire et de son encadrement, provenant dans sa quasi-totalite de la societe civile. A cause de sa tactique de guérilla urbaine mise en oeuvre pour harceler et contrer les gardes rouges de Katz. A cause de sa stratégie d'engagement des foules dans le but de prendre, le moment venu, le contrôle des lieux de Pouvoir.
A l'aide de souvenirs personnels et en s'appuyant sur de nombreux documents inédits, Claude MICHELETTI nous restitue de l'intérieur le visage de cette OAS oranaise. Il raconte en particulier ce que fut le combat héroïque de toute une population aux prises avec l'alliance contre nature des forces de l'ordre françaises et du FLN algérien: ici encore les documents sont accablants!
Les commandos des différentes "collines" oranaises furent bien près de prendre le contrôle total de la deuxième ville d'Algérie en 1962. Mais au prix de combien de sang et de larmes... Leur sort leur fut finalement contraire. Mais l'Histoire retiendra qu'ils ne furent pas indignes de ce Roi, qui, au soir d'une bataille malheureuse, pouvait écrire: "Tout fut perdu, fors l'Honneur".
Né à Oran en 1936, Claude MICHELETTI y commence des études qu'il poursuivra à Toulouse et à la faculté de droit de Paris. Service militaire dans un commando de chasse en Kabylie. Prend part aux Barricades (janvier 1960) et au Putsch d'Alger (avril 1961). Participe à la création de l'OAS où il sert à l'Etat-major en qualité de responsable du renseignement jusqu'à la fin des combats. S'exile ensuite jusqu'à l'amnistie de 1968. Actuellement Conseil en gestion et Administrateur de sociétés sur la Côte d'Azur.

 

 

CLAUDE MICHELETTI S'EST ETEINT.

Hommage extrait de l'article rédigé par Yves Henry

Claude Micheletti fut responsable de l'ORO (Organisation et Renseignements Opérationnels) de la Zone III de l'OAS. Il nous a quittés le 22 Février dernier, à l'age de 68 ans. Ses obsèques émouvantes, solennelles et patriotiques ont été célébrées, le 25 Février 2004, devant une foule pieusement recueillie et douloureusement meurtrie par la brutalité de ce trépas inattendu et venue manifester son soutien à sa mère Mme E Micheletti, sa soeur Geneviève, son frère Charles et leur grande affection à son épouse Marie-Jeanne qui fut toujours, fidèlement et héroïquement présente àses côtés, lors des combats de l'ombre et durant les années d'exil, ainsi qu'à ses trois filles et ses sept petits enfants
Il est difficile de dissocier les noms de Claude Micheletti et de son père Charles dans les combats de la guérilla urbaine de l'OAS à Oran en 1961-1962, tellement, père et fils furent proches l'un de l'autre, dès les premières actions politiques de 1954 et les activités anti-terroristes contre le FLN de l'année 1955, avant de jouer un rôle prépondérant au sein de la Zône III de l'OAS.
 L'OAS en Oranie, davantage d'essence et d'organisation civiles que celle, militaire, d'Alger, avait pris forme dès les barricades de 1960 et avant le putsch des généraux d'avril 1962. Aux cotés de Charles, Claude Micheletti, leurs protagonistes Daniel Brun, Georges Gonzalès, Athanase Georgopoulos et Robert Tabarot, édifièrent un état major et des structures de commandos d'action, bien avant l'arrivée du Gl Edmond Jouhaud et de ses adjoints militaires, le Chef de Bataillon Julien Camelin, du 5ème REI, et le Lieutenant de Vaisseau Pierre Guillaume.
Claude Micheletti porta, dès son plus jeune age, une admiration affectueuse à son père, qui ira grandissante, tout au long de leur vie commune. Il marchera donc aussitôt dans ses traces: études secondaires au Lycée Lamoricière et l'escrime, dans la salle de l'Oranaise. Plusieurs fois titré il accèdera au niveau international (présélectionné olympique). Par ailleurs, Claude, à l'image des garçons de bonnes familles oranaises, prit le chemin des Beaux Arts.
Dans les années 50, deux autres passions verront le jour pour Claude Micheletti:
- la première sera sa rencontre avec Marie-Jeanne Salleles qu'il épousera. Elle est la fille cadette d'Edmée et Constant Salleles, qui fut maire de Bou Tlélis duirant de nombreuses années.
- la deuxième fut l'attachement aux racines de sa terre natale, française, dont il épousa la cause dès l'age des Facultés.
En mai 1956, membre de l'AG des Etudiants d'Alger, qui avait déclenché une grève, il avait tout simplement bloqué le portail d'entrée du LycÈe LamoriciËre à l'aide chaînes cadenassées. Arrété par le commissaire Edef il devait ainsi découvrir sa première geôle et les difficultés de l'activisme!
Claude Micheletti poursuivit ses études à Toulouse , au collège Caousou et enfin à la Faculté de Droit de Paris.En Décembre 1958, mariage à la Mairie de Bou-Tlélis; mais au printemps de cette même année Claude n'avait pas été étranger au mouvement du 13 Mai à Alger ni à son évolution le jour suivant à Oran. Sous ses yeux, son père fut élu membre du Comité de Salut Public de l'Algérie et du Sahara, présidé par le Dr Sid Cara.
En 1959, Claude Micheletti reçoit l'ordre d'effectuer son service militaire dans un commando de chasse de l'infanterie de marine en Grande Kabylie. Un an plus tard, il participe aux Barricades d'Alger et écope de plusieurs jours d'arret de rigueur.
Dès le 24 Avril, il déserte et retrouve son père Charles dans la clandestinité, en Oranie. Ils s'attachèrent, aussitôt, à la mise en place des structures d'un état-major de l'OAS où Charles Micheletti (Léonard) prit en charge l'Action Politique et Psychologique et Claude (Baba), la responsabilité générale de l'ORO en compagnie de Georges Gonzalès. Ils s'employèrent à mettre en place un service de surveillance téléphonique des personnalités civiles et militaires engagées contre l'organisation secrète oranaise. Sa jeune épouse Marie-jeanne, malgré ses préoccupations maternelles, entra dans la résistance jusqu'à la fin du mois de mai 1962. En marge de ces mission, Claude montera des opérations "avec beaucoup de hardiesse et obtenant d'efficaces résultats" selon les propres termes du Gl Jouhaud.
Juillet 1962, ce ne sera pas l'exode mais l'exil, en Espagne puis en Italie, jusqu'à l'amnistie de 1968 et le retour à Nice.
Ces derniËres années Claude Micheletti voulut rendre hommage à son père et à tous ses compagnons oraniens de la Zône III. Il s'attela ainsi à un long travail d'archiviste et entrepris de sélectionner les nombreux documents, fichiers et rapports qui se trouvaient en sa possession. C'est ainsi qu'est né, en l'an 2002, sous le titre "Fors l'Honneur", son livre écrit avec beaucoup de tact et de discrétion. Cet ouvrage vient de recevoir le Prix Spécial 2004 du jury du Salon des écrivains et artistes rapatriés d'Afrique du Nord, le 6 mai 2004, à Antibes. Son président, Jean Cépi, a voulu ainsi honorer la mémoire de Claude Micheletti qui nous a quittés si brutalement.

 

 



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