Pour faire court on rappellera que les institutions voulues par Charles De Gaulle en 1958 ont été enfantées par un « lâche soulagement » des Français. Aussi, c'est tout naturellement qu'elles se sont épanouies dans le mensonge, la tromperie et les apparences.
Cette « République » au nom de laquelle « Je décide et il exécute » est livrée aux fantasmes d'un seul
homme, Le Président, qui donne libre cours à ses rêveries de grandeur, tandis qu'un Parlement majoritaire traîne ses godillots dans les couloirs des palais de la République au mépris de toute contestation en son sein.
Pour notre malheur De Gaulle a fantasmé sur l'icône du « guide » de l'Europe et des éminences du monde.
Aujourd'hui, nous assistons, impuissants, à la réitération d'insultes que nous devons aux utopies d'un Président souverain qui, comme Napoléon III, se berce sans doute de l'illusion d'un « Empire Arabe » dont il serait le grand calife.
Les Français d'Afrique du Nord qui sont les témoins privilégiés de ces contorsions du Pouvoir dans sa quête éperdue de notoriété, n'ont-ils pas 150 ans d'avance sur la cohabitation pacifique de l'islam avec les religions chrétiennes et judaïque ? N'ont-ils pas un siècle de pratique de l'amitié franco-musulmane ? N'étaient ils pas Outre-Mer les artisans de la considération de la France dans le
monde ?
Aussi, après le lamentable spectacle qui a occupé toutes nos chaînes télé et radio, près de 2 semaines durant, avec la prise en otage des deux journalistes « amis des Arabes », où l'on a pu voir le Gouvernement de la France s'en remettre à l'assistance de tout ce que le monde musulman compte d'intégristes et de terroristes.
L'Union des Organisations Islamique de France (UOIF) dont l'action subversive est bien connue du pouvoirvoir l'article dans ce numéro - a été présentée sur toutes nos chaînes de
télévision, aux plus grandes heures d'écoute, comme le bouclier potentiel de la France contre le terrorisme.
La « trêve » que ce mouvement, à la pointe de l'intégrisme musulman en France, nous aura accordée dans la « guerre du voile » a été présentée comme une mansuétude et à son évolution citoyenne, alors qu'une nouvelle bataille est déjà engagée au Parlement européen pour y faire condamner la France ; chose aisée demain avec la Turquie membre de l'Europe .
La presse a été jusqu'à nous offrir les jouissances de Béchari, vice-Président du Haut Conseil Musulman de France lors du baisement de la calotte de Madani fondateur du Front Islamique du Salut et terroriste avéré mais surtout particulièrement haineux de la France et des Français.
Dés lors, nous avons un rôle essentiel à jouer auprès de nos compatriotes pour leur apporter les enseignements tirés de 130 années de cohabitation avec le monde musulman dans ce qu'il a de fondamental mais que le Président français et le Gouvernement ignorent totalement. Il s'agit du respect mutuel que l'on doit mériter et qui est le préalable indispensable à la dignité des rapports qui en découlent. Les Arabes disent « Hachem » «ais honte». En trois mots : justice, respect et dignité. Autant de valeurs qui sont aujourd'hui comme des « manques à gagner » ou des insuffisances dont nos dirigeants sont parés.
Une presse docile au « politiquement correct » du moment s'est rapidement fait l'écho de ces « visiteurs/voyageurs/marchands/vendeurs »qui s'embarquent pour l'Algérie à grands bruits pour une visite éclair de leurs cimetières.
Cette mise en scène, qui s'inscrit dans les gesticulations visant à légitimer la présence de Bouteflika sur le Charles De Gaulle le 15 août dernier et que l'on voudrait faire passer pour
les signes annonciateurs de ce grand cru chiraquien 2005 dit de l'amitié franco-algérienne, tente de faire passer ces spoutniks pour les meilleurs d'entre nous, eux qui respecteraient leurs morts et cultiveraient la fleur bleue de la repentance.
Voila une raison de plus d'imposer le respect de la vérité et la reconnaissance de toute notre place dans l'Histoire de France d'hier et d'aujourd'hui.
La rumeur ne laisse-t-elle pas entendre que le Président français pourrait se rendre à Alger le 1er Novembre prochain pour participer aux Festivités algériennes commémorant notre « Toussaint Rouge de
1954 » ; il pourrait à cette occasion faire repentance du 8 mai 1945, journée funeste où 120 civils français ont été massacrés dans le nord constantinois au nom de la « Djihad ».
Cela serait-il impensable ?.... Voyez plutôt ce qu'il en a été de Bouteflika sur le De Gaulle ou plus exactement de l'insulte faite aux Français d'Algérie et à leurs « Morts pour la France » ! Comment aurait-on pu imaginer que de telles amitiés particulières, qui certes auraient toujours pu se faire dans les coulisses diplomatiques, leur soient offertes en spectacle ?
Forgé par le sacrifice de nos aïeux fécondateurs de désert et par le sang abondamment versé sur tous les champs de bataille où la Mère Patrie était en danger, un peuple multi-ethnique comme le nôtre, qui a su se cabrer contre le lâche abandon d'une Patrie ingrate et qui s'est reconstruit dans l' adversité, a les moyens de montrer qu'il est capable d'unir ses forces et de se faire entendre de tous
ceux qui voudraient bien le voir s'éteindre afin que disparaissent avec lui les témoins gênants des graves manquements du Pouvoir politique d'hier et d'aujourd'hui.....et déjà de demain.
Fred ARTZ
Crédir: revue P.N.H.A N°123 10/04
|
|
au menu ci-joint à gauche, cliquer sur un autre titre de dossier, merci |