Les contempteurs
de la Loi


Les maîtres censeurs reviennent à la charge :
La lecture assidue de la presse algérienne que nous effectuons journellement(17 quotidiens) dévoile ce que La presse française ne nous dit pas toujours ou alors seulement en quelques lignes dans un entrefilet en pages intérieures. Nous avons découvert en lisant « El Watan »,quotidien algérois sous la la signature d'une incertaine Nadia Bouzeghrane, que les pétitionnaires français réunis sous la bannièrede Claude Liauzu ,historien (..)pied-noir à ce qu'il dit.envisagent de tenir uncolloque auprintemps 2006.

Pour ce faire ils ont pris l'adresse de nombreux« historiens » très engagés comme eux dans le combat anti-colonial est leur fond de commerce et chaque chose doit être bien ciblée dans« les contes et légendes du F.LN. » qu'ils s'apprêtent à rédiger. Il est normal de les voir s'agiter autour d'une facette de la vérité (qui elle ne s'encombre pas de parti-pris).Ils doivent garder le rôle qu'ils ont défini une fois pour toutes dansl'histoire officielle, eux,les purs, les justiciers, à l'inverse des anciens harkis,des pieds-noirs, qui sont tous des affreux colonialistes.
Nous ne trouverons grâce à leurs eux qu'au terme d'une repentance que déjà Boutéflica exige des« enfants »(sic)de harkis, qui sont pour la plupart plus que quadragénaires(voir nos papiers sur le sujet), le temps semble s'être arrêté à Alger.
La rédactrice d'El Watan détaille son papier en nous donnant les noms des« personnalités» pressenties pour ce colloque scientifique(sic).On y relève les noms depersonnalités très engagésdans les actions pro F.LN., des gens très engagés dans l'histoire officielle telle que la conçoit Alger. Nous citerons Mohamed Harbi, historien du F.LN. et ancien militant de cette formation, Messieurs Gilbert Meynier, Benjamin Stora, tous deux universitaires qui ont mis leur plume au service d'une cause qui n'est pas la nôtre et que l'on peut difficilement les qualifier de neutres en la matière tout comme Sylvie Thénau1t,chercheur au C.N.R.S (le vivier des gauchos),engagée, elle a signé deux ouvrages très critiques sur la colonisation de l'Algérie «Les magistrats dans la guerre d'Algérie »(Editions de ladécouverte2004) et « Une histoire de la guerre d'indépendance»(Flammarion)en avril 05,

L'impartialitéd'une autre membre de ce comité peut également se discuter, ils'agit de celle de Gérard Noirel, directeurd'études à l'E.H.E.S.S qui parle lui de génocide commis par l'armée française oubliant au passage les massacres odieux commis par le F.L.N. et ses acolytes, il est vrai que depuis Boutéflica a demandé lors de la dernière l'assemblée générale del'0.N.U que l'on fasse le distinguo entre les crimes commis par lesodieux colonialistes et les libérateurs des pays colonisés. C'était en quelque sorte un précuseur.Ce qui nous chagrine,c'est que la plupart des noms cités, des personnalitéspressenties aucune n'estvraiment neutre,toutes ont donné des gages de leur engagement pour la cause du F.L.N algérien, de Charles-Robert Ageron en passant par Mahfoud Kaddache, un historien algérien, très engagé qui donne de nombreuses conférences dans son pays, notamment dans les forums organisés par le quotidien gouvernemental, El Moudjahid, qui a beaucoup écrit sur la « révolution algérienne »(resic), historien reconnu par le public,déclarant précisément lors d'uneconférence de décembre 2004 « une situation marquée par la répression, les arrestations arbitraires, et l'inquisition.Une situation qui alimente ce désir et cette déterminationde riposter.» Un autre autre historien,Mostéfa Lacheref qui lui non plus ne brille pas par son « indépendance d'esprit » a été pressenti. C'est lui qui a mis enexergue dans son ouvrage:« Nation, société, culture» son engagement politique.
Nous nous étendrons pas sur les autres invités,ils sont tous du même tonneau, notamment Vidal-Naquet dont la seule action a été de condamner la torture pratiquée par les militaires français, mais pas celle des algériens. Il ne connaît rien au contexte général du problème algérien, ne l'ayant pas vécu, son information est purement livresque, et quels livres,quels auteurs a-t-il lu ? Sa spécialité« l'hellénisme »sa seule motivation, la déportation de ses parents par les allemands,vous avouerez que c'est un peu court pour juger d'un problème aussi complexe..

D'autre part il ne semble pas avoir retenu que de nombreux anciens gestapistes ont servis le F.L.N.et ce à des postes importants ,ministres par exemple. Ce qui n'a Jamais été relevé, ce sont tous ces professionnels de la subversion historique qui prête leur concours à cette agit-prop dont les initiateurs sont MessieursLiuzu, Meynieret, Noiriel. Ces messieurs toujours très à cran sur leurs prérogatives,ont également dénié au pouvoir exécutif la responsabilité de définir le contenu des programmes, tâche réservée font-ils remarquer au pouvoir réglementaire.

Malheureusement le ministre des affaires étrangères, Mr Douste Blazy, (non concerné par la question) leur donne raison et veut limiter le pouvoir du parlement à un avis consultatif sur une loi votée par les 2 assemblées et promulguée au J.O..

Au fil des années les programmes orientés (àgauche), seconde guerre mondiale, shoah, racisme, tiers-monde n'ont pas vu les mêmes enseignants protester pour dénoncer l'intervention du politiquemeent correct.Pourtant l'enseignement loin d'être neutre en Algérie, les manuels scolaires forgent une mythologie des récits pseudos historiques des survivants F.LN..

En Algérie plus qu'ailleurs l'histoire est un enjeu considérable.Dans cesconditions peut-on admettre que des algériens censurent les manuels français alors que nos enseignants n'ont rien à dire sur ce qu is'enseigne enAlgérie ?

A. Kaberceli
crédit: le clin d'oeïl novembre 05

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