1962, c'était il y a 42 ans, près d'un million
de français, hommes femmes, enfants, vieillards dormant, harassés
sur des valises, entassés tel du bétail dans des bateaux,
voyaient s'éloigner lentement à l'horizon la terre qui, depuis,
130 ans avait été celle de leurs pères. Derrière
eux; 500.000 jeunes soldats enfermés sur ordre dans leur caserne, restaient
impuissants.devant le massacre de plus de 150.000 musulmans amis de la France!
Comment la France, dont l'armée allait
quitter invaincue le sol algérien, avait-elle pu en arriver là?
Et c'est 50 ans après le déclenchement
de la rébellion algérienne que les pouvoirs publics français,
le chef de l'Etat en tête nous parle de réconciliation,
de repentance ( à sens unique? les algériens campent sur leurs
positions.)
On aimerait que s'éclaire la situation des « expatriés
» de 1962.
Elle s'assombrit. Un étrange ballet se dessine autour d'eux, suppliciés involontaires, ils voient ' s'agiter, telles des ombres, des personnages maléfiques, des politiciens incertains.des marionnettes inutiles.on leur dit à eux que l'on passe 1 'éponge et que l'on est amis. On mesure ainsi le chemin parcouru par l'îdéologie de droite qui après avoir voulu changer la société, se termine dans le vaudeville avec '' Embrassons-nous Folleville''
Ahmed
Kaberseli
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