Pages d'histoire dans la presse algérienne
On n'arrête pas le progrès! On lui fait même remonter le temps.
Les
massacres du 8 Mai 1945
C'est dans le Quotidien d'Oran daté du 8 mai 2003 http://www.quotidien-oran.com/html/home.html
Seulement, voilà ce qu'on peut lire sur http://celag.free.fr/museum/h21/h21_0.htm à propos de la "Banane"
Le H-21 est un hélicoptère lourd développé par la Piasecki Aircraft Corporation, créée en 1946 aux Etats Unis. Officiellement dénommé "WorkHorse", aux Etats Unis, il est plus connu en France par son surnom de "Banane volante". Cet hélicoptère fit son premier vol le 11 avril 1952. Il a battu en son temps plusieurs records d'altitude et de vitesse. L'Armée de Terre et la Marine françaises utilisèrent 108 H-21 de manière intensive en Algérie. Elle permettait de réaliser, en combinaison avec le H-34, des opérations de transport d'assaut.
Et moi, j'ai plutôt tendance à croire le fabriquant d'hélicoptère qu'un journaliste qui n'était probablement pas né en 1945.
La rubrique Histoire de El Moudjahid est pas mal aussi
La guerre des chiffres y fait rage.
“La répression fut impitoyable et souvent aveugle. Le général Duval, commandant la division de Constantine, engagea des dizaines de milliers d’hommes dans le ratissage des régions soulevées.
Il y avait déjà 176 000 Français d'Afrique du Nord dans l'armée d'Afrique quelque part en Europe, et Duval en avait quelques dizaines de milliers à disposition. A se demander comment il pouvait rester en Algérie des civils Français pour se faire massacrer. C'est sans doute pour ça qu'El Moudjahid n'en parle pas.
En plus des automitrailleuses, des croiseurs de guerre, les avions (512 chasseurs bombardiers et 12 bombardiers moyens) entrèrent en action et bombardèrent tous les environs de Kherrata.
524 avions Français en Algérie en mai 1945? Pour que l'armée Française s'offre un tel luxe, combien de milliers y en avait-il alors pour bombarder l'Allemagne?
Le 23 mai 1946,
Ferhat Abbas déclarait à Saïda 20.000 morts. Le journal
El-Djamhouria-Moussawat du 27 août 1948 parle de 30.000 victimes.
Le journal El-Manar (le phare) du 9 mai 1952 cite le chiffre de 40.000,
alors que son directeur Mahmoud Bouzouzou avance le chiffre de 45.000
victimes à la “une” du journal du 4 mai 1951.
Ce chiffre sera retenu par le PPA, qui rejoint le chiffre retenu par le
consul américain d’Alger, chiffre appuyé par un travail d’investigation
sérieux. Mais les oulémas parlent de 80.000 à 85.000 victimes.
Mais ces statistiques semblent être minimisées si on tient
compte du nombre d’habitants des mechtas, tribus et douars qui furent
bombardés sans qu’aucune statistique puisse être vérifiée. Même si le
rapport du général Tubert insiste sur la répression féroce, à ce jour aucun
bilan n’a été arrêté d’une manière appropriée, car pouvant
dépasser même les cent mille victimes.
Rendez-vous l'an
prochain. Avec l'inflation, le nombre de victimes va sans doute encore augmenter
et avec l'avancée technologique, on apprendra un jour que Sétif a reçu la
première bombe atomique française.
Mais reconnaissons à El Moudjahid l'honnêteté d'écrire dans ce même numéro que la Convention internationale sur les crimes de guerre confirme que le génocide est un crime du droit des gens. L’article de la Charte du Tribunal militaire ou Statut de Nuremberg, annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945, énumère les crimes contre l’humanité tels : “l’assassinat, l’extermination, la déportation, et tout autre acte inhumain commis contre toutes les populations civiles avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux”.
Jamais jusque là, un organisme officiel Algérien n'avait reconnu que le FLN et les autres mouvements indépendantistes pouvaient être coupables de crimes contre l’humanité tels : l’assassinat, l’extermination, la déportation, et tout autre acte inhumain commis contre toutes les populations civiles avant ou pendant la guerre.
Un seul reproche à El Moudjahid: son archiviste myope ou stupide. (je ne vois pas d'autre explication, à part bien sur la désinformation volontaire)
Pour illustrer les massacres de Sétif, il a fourni une photo du massacre par le FLN des employés de la mine d'El Alia qui a eu lieu 10 ans plus tard, le 20 août 1955.
.
Mais au fait, à El Alia, il y a eu assassinats, extermination et autres actes inhumains comme en témoigne Marie-Jeanne PUSCEDDU. N'est ce point un crime contre l'humanité dont El Moudjahid donne la définition?