Un Traité pourquoi ?

Le projet de traité Franco-algérien a pour ambition d'apaiser des relations passionnelles et tumultueuses. Mais le pari est loin d'être gagné surtout que la France est confrontée aux interpella- tions virulentes, intempestives de Boutéflica alors que Jacques Chirac se tait en préparant un « geste fort »pour sauver son traité, il est prêt à parler de pardon , de repentance et ce d'autant plus que dans beaucoup de ses propos antérieurs, il a mis en balance les excès de l'armée française et les violences du F.LN..

Que fera- il lors de la signature de ce traité ? Il lui faudra « trouver les mots qui permettent s'assumer de part et d'autre un passé commun » selon Douste-Blazy pendant ce temps, les gauchistes de service profitent en collaboration avec des associations de de défense « des droits hommiste »(sic) de la célébration de la manifestation révolutionnaire du F.LN. du 17 octobre 1961 pour distiller particulièrement des inexactitudes et des contrevérités ce qui particulièrement regrettable, c'est le moins que l'on puisse dire. Leur engagement de ces gugus fait que le devoir de mémoire qu'ils prétendent honorer, tourne à la farce d'ignorants, à l'autoflagellation nationale à l'aveuglement face à la vérité historique.ils soutiennent les déclarations hystériques de Boutéflica qui a traité les harkis de collabos, l'armée française d'avoir eu un comportement pire que les nazis. Une jeu d'intimidation intellectuelle s'est mis en place pour barrer la parole aux spécialistes exprimant des objections des défenseurs de l'Algérie française. Pour ce faire ils se servent des déclarations contradictoires des membres du gouvernement qui ne savent pas à quel saint se vouer.
C'est ainsi Gille de Robien, ministre de l'éducation nationale qui vient d'affirmer:
« la loi controversée sur le rôle positif de la colonisation française outre- mer, n'implique aucune modification des programmes actuels » On ne retrouve aucune déclaration du ministère de l'éducation nationale et des professeurs gauchistes à propos de la loi de 2001, dite loi Taubira du nom de la député de Guyane, loi qui enjoint aux manuels scolaires d'accorder à la traite des noirs et à l'esclavage la place qu'ils méritaient,.

Cette loi a ravivé le débat anti-français de certains livres d'histoire et comment s'étonner dans ces conditions que les législateurs n'aient pas hésité à glisser dans une loi sur les français rapatriés un amendement demandant de « reconnaître le rôle positif de la présence française outre- m e r , notamment en Afrique du Nord ».ll est pourtant évident que nombre de politiens qui ont eu des responsabilités entre 1954 et 1962, le socialiste Guy Mollet, son ministre de l'intérieur François Mitterrand qui clamait à l'époque « L'Algérie, c'est la France » ou encore « la seule négociation, c'est la guerre ».

Les Debré (le père), De Gaulle sont morts et les politiciens ont trouvé une autre musique à jouer « la repentance de la France et le vote des immigrés » le tout grâce à la trahison de leurs successeurs, Chirac, Hollande et Cie qui s'alignent sur les plus farouches partisans de l'anti-France, les communistes et les groupuscules gauchistes. Un autre ineffable membre du gouvernement Douste Blazy qui était représenté à la manifestation du 17 octobre par un haut-fonctionnaire du Quai, François Aïssa Touazi membre influent de son cabinet chargé spécialement en charge du dossier des relations avec le maghreb, on comprend mieux la position du ministre et rappe1ons une déclaration de ce même Douste Blazy le 26 juillet: « qu'il ait une commission mixte d'historiens algériens et français qui puisse se réunir, travailler ensemble, en toute indépendance ,afin de faire des propositions sur la colonisation- Nous avons pour notre part trouvé cette proposition- des plus saugrenues, voir des historiens des deux pays écrire pas une histoire de les algériens doivent écrire l'histoire de comme les historiens français,cette façon de voir les choses rendra pas plus crédible les affirmations des uns et des autres c'est le moins que l'on puisse dire
II est vrai que nous sommes en pleine mondialisation et que l'écriture l'histoire échappe de plus en plus aux historiens pour passer aux politiques.

Passons maintenant aux déclarations très médiatisées des membres du gouvernement qui multiplient les déclarations c'est le cas notamment d'Ham1aoui Mekchera que l'on entend plus en ce temps de crise, qui prudemment se tait attendant de prendre parti pour le dernier qui aura parlé,déclarait pourtant du haut de la tribune de l'assemblée nationale, (séance présidée par Mme Hélène Mignon député socialiste qui a découvert la dangerosité de la loi du 23 février 2005, lors d'un récent voyage à Alger, alors qu'elle, en a suivi la discussion et( en a promis l'abrogation dès le retour de la gauche au pouvoir-ndr) mais nous égarons revenons aux déclarations de Mekachéra : ''aujourd'hui, votre assemblée est invitée à légiférer sur certaines conséquences douloureuses de la guerre d'Algérie et de la décolonisation. Le projet que j'ai l'honneur de vous présenter se veut autant réparation que gage d'espérance.Il est le point d'orgue d'une politique volontariste ..... ».

Si l'on comprend bien le gouvernement devant les insultes et les invectives des gens du F.L.N. recule et annule sa politique volontariste en direction des rapatriés, des victimes de la politique gaulliste, mais personne ne nous a dit officiellement que l'on avait changé de politique ! Mais il n'y a pas que les politiques qui ont un langage ambiguë Les historiens ou ceux qui se proclament historiens et spécialistes, de l'Algérie- tel Benjamin Stora déraille de tant à autre.C'est ainsi qu'il a déclaré à propos du 17 Octobre 1961 :« On attend un geste fort et symbolique de Chirac » ?
Nous avons ne pas comprendre l'individu, et pourquoi Paris, n'appelle t-il pas à un geste fort et symbolique de Boutéflica en direction des harkis au lieu de leur rendre simplement hommage d'une phrase au détour d'un long plaidoyer en faveur du F.L.N. sur les ondes de la chaîne 3 algérienne, lors d'un débat en duplex lors de ce débat, il a déclaré : ''il a invité les parlementaires à œuvrer pour n'abolition de la loi du 23 février 2005 qui fait l'apologie de la présence française en Algérie ».
Pour ce personnage la France ne veut pas comprendre et pas réalisé que l'empire français s'est effondré, il attend de Chirac : « un discours aussi fort que celui qu'il a prononcé sur les exactions commises durant la 2ième guerre mondiale »
C'est vraiment n'importe quoi et il est relayé dans ses délires par l'ancien dirigeant de la fédération de France, F.L.N., Me Ali Haroun, qui lui a ordonné des massacres innombrables et qui sont encore dans toutes les mémoires, notamment l'assassinat systématique des algériens membres du parti concurrent Le M.N.A de Messali Hadj, père du nationalisme algérien, mais ces deux loustics ne sont pas les seuls indépendamment des « gauchos » métropolitains qui n'ont jamais mis les pieds en Algérie,ils viennent de recevoir le renfort du « coco » Alleg, qui en marge du colloque sur Albert Camus a osé demander que « le colonialisme soit reconnu comme crime contre l'humanité ».
Ce personnage ne manque pas d'air, il oublie les crimes des communistes russes, il oublie le massacre de Katyn etc... là pas question de crimes contre l'humanité ?

Décidemment les hypocrites et les menteurs la qui se sont rangé sous la bannière de Claude Liuzu et de la LD.H en affirmant que la colonisation n'a été qu'un système d'exploitation des habitant de ce pays,un banal expédient économique bafouent la mémoire des bâtisseurs de ce pays qui en ont un pays moderne et mémoire de leurs descendants qui attendent depuis 45 ans une réparation morale et matérielle minimales de tels propos dans la bouche d'hommes qui n'ont pas l'excuse d'être profanes sont falsificateurs au regard de l'histoire.

De minimiser 1 ' œuvre civilisatrice de la France outre-mer. On n'aimerait des enseignants qui aiment rechercher authentiquement la vérité historique et qui ne tombent pas dans le prêt à penser à la mode dans certains milieux de l'éducation nationale. Heureusement tous les ministres de ne sont pas tous de l'avis des Douste-Blazy , Mekachéra et autre Gilles de Robien pour ne parler que d'eux.

Nicolas Sarkozy vient de faire une déclaration au Monde sur le sujet : « je ne ne suis pas tenté par la culpabilisation de notre passé. Quand on se promène à Alger, on s'aperçoit qu'on ne peut réduire la présence de la France à la torture ». Paroles justes , mais à prendre avec précaution compte tenu de la lutte qui se déroule dans le « marigot » politique français et où les coups bas volent,chacun se plaçant pour la présidentielle

Ahmed Kaberceli
Crédit: Le clin d'oeïl N°190

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