Ré-islamisation
de l'Algérie,
42 écoles privées francophones fermées
pour "déviation linguistique"
Les conservateurs veulent restaurer
"l'école arabo-islamique authentique"
.
« TOUTE institution privée
qui n'accorde pas une priorité absolue à la langue arabe est appelée à
disparaître. »
Moins d'une année après cette menace, le
président Bouteflika est passé à l'acte, en fermant, dimanche, quarante-deux
écoles privées francophones pour « déviation linguistique ».
Cette opération coup de poing, menée par la police dans plusieurs localités,
intervient en application d'une ordonnance présidentielle qui exigeait
d'enseigner « obligatoirement en langue arabe
dans toutes les disciplines et à tous les niveaux (...)
». Des peines de six à douze mois de prison sont même prévues contre les
récalcitrants.
Les premières écoles privées ont été créées, à Alger et en Kabylie, à
la faveur de l'« ouverture démocratique » d'octobre 1988. Leurs promoteurs,
issus des élites francophones et laïques, voulaient soustraire leurs enfants
à l'arabisation dogmatique qui formait des « analphabètes bilingues ».
« Notre objectif était de donner à nos enfants un savoir scientifique
et rationnel et de les protéger contre l'influence des islamistes, qui
leur apprenaient le djihad (guerre sainte) et les techniques de lapidation
de la femme adultère ! », explique Rachid, un universitaire
dont le fils a réussi, l'année dernière, au concours d'entrée dans une
école d'ingénieurs en France.
En quelques années, le réseau des « écoles libres » s'étendait aux grandes
villes, avec une centaine d'établissements et plus de 25 000 élèves, du
primaire au baccalauréat. Sans statut officiel mais tolérées, elles préparaient,
avec le soutien du Cned, aux examens français. Victimes de leur succès,
ces écoles atypiques ont fini dans la ligne de mire de tous les conservateurs,
qui ont fait de « l'école arabo-islamique authentique » leur fonds de
commerce.
Cette brutale mise à mort d'une expérience, qui, par ses résultats, aurait
dû servir d'exemple pour la refonte de l'école publique, laisse perplexe.
Au début de son premier mandat, en 1999, le président Bouteflika avait
pourtant brisé bien des tabous avec une audace peu commune dans le sérail.
Parmi ses priorités, la réforme du système éducatif devait réhabiliter
l'usage du français dans l'enseignement des matières scientifiques.
Surenchère idéologique
Face aux nationaux-islamistes qui avaient
sonné la charge contre « la minorité de laïcs et de francophiles qui
veut franciser l'école et franciser l'Algérie, imposer une école du
déracinement qui renie la langue arabe et l'islam », il a fini par renoncer.
Depuis la rentrée de septembre 2005, c'est l'enseignement de la chari'âa
(droit coranique) qui est obligatoire dans toutes les filières du secondaire.
Tout en alimentant cette surenchère idéologique, les barons du régime
ont mis leurs enfants et ceux de leurs clientèles à l'abri des archaïsmes.
En France, ou dans des « classes spéciales » francophones au lycée Bouâamama
(ex-Descartes) d'Alger. Un établissement public, « privatisé » au profit
d'une caste de privilégiés. Curieusement, ni les nationaux-islamistes
ni les syndicalistes maison qui ont applaudi la fermeture des écoles
privées n'ont trouvé à y redire.
Source : voxdei.org
Article signalé par Kahina
Le "Grand
ami de la France" donne le ton Bouteflika instaure l'arabisation obligatoire
Bouteflika a fermé 42 écoles privées francophones, coupables de "déviation
linguistique", car, selon lui, "toute institution privée qui n'accorde
pas une priorité à la langue arabe est appelée à disparaître". Des peines
de 6 à 12 mois de prison sont même prévus pour les récalcitrants ! Une
ordonnance présidentielle exige en effet l'enseignement en langue arabe
de toutes les disciplines à tous les niveaux.
Pourtant, ces écoles privées (25000 élèves) ont été créées en 1988, par
une élite francophone désireuse de soustraire les enfants à l'arabisation
dogmatique qui formait des "analphabètes bilingues" et de les protéger
contre l'influence des islamistes qui leur enseignent le djihad. Au fond,
ces écoles sont victimes de leur succès... D'autant que l'Algérie n'est
pas un pays arabe.
Depuis septembre 2005, c'est l'enseignement
de la charia (et notamment savoir lapider une femme adultère !),
qui est obligatoire dans toutes les filières du secondaire en Algérie.
Michel Janva
Je n ai pas l impression
que la politique de Bouteflika soit aussi tolerante que celle de notre
Président de la Republique-Vous avez dit RECIPROCITE ? ?
Sylvain032
crédit:www.france-echos.com
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