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C'EST farce : alors même que la préfecture des Hauts-de-Seine invitait Antoine Sfeir, directeur des Cahiers de l'Orient, à expliquer l'Islam à quelque 140 policiers et fonctionnaires de ce département travaillant les «zones à forte population immigrée» car, « dès lors que l'on connaît, on évite les préjugés », estime le préfet Michel Deipuech, qui juge «important que les traditions puissent être respectées », les académiciens français élisaient le 16 juin sous la Coupole une musulmane, l'écrivaine et cinéaste Assia Djebar », qui a l'insigne avantage d'être algérienne. Cette troisième Immortelle (après la Belgo-Américaine Marguerite Yourcenar et la Franco-Géorgienne Hélène Carrère d' Encausse» née Zolirabichvili : n'y aurait-il donc aucune grande romancière ou essayiste de souche dans le pays des Louise Labé, des Sévigné et des Colette ?) a d'ailleurs été fort mal élue — au second tour : 16 voix seulement contre son rival Dominique Fernandez. Huit hommes en vert n'ont pas voté, deux ont émis un bulletin blanc et trois un bulletin frappé de la croix excluant catégoriquement les deux candidats en lice. C'est dire que l'enthousiasme n'était pas au rendez-vous pour porter sur le pavois cette « personnalité emblématique de l'émancipation des femmes en Algérie » avoir été très proche du FLN, On a beaucoup dit en effet que M™ Djebar (née Fatima-Zofara hnalyène près de Cherchell) avait été la premièire femme algérienne à être admise à l'Ecole normale supérieure (de Sèvres) en 1955. Ce qu'on sait moins, c'est que cette Kabyle interrompit ses études un an plus tard en observance de la grève des étudiants algériens lancée par la rébellion en 1956 et se réfugia à Tunis où elle chantait le los des fellagha. Ce qui ne l'empêchera évidemment pas de s'établir en France 1980, pour y entreprendre un doctorat es lettres avant de diriger de 1997 à 2001 le Centre d'études françaises et francophones à l'université de la Louisiane, puis d'enseigner à l'université de New York.
le Journal officiel annonçait la radiation du général Aussaresses— ancien participant à la Bataille d'Alger en 1956-57 mais aussi ancien résistant — de l'ordre de la Légion d'honneur, dont il était Commandeur. Ainsi progresse la République chiraquîenne, de reptations devant les ennemis de la France en humiliations pour ses serviteurs. Seule note plaisante de cette triste péripétie : depuis des décennies, le critique et romancier Dominique Fernandez suivait et préconisait toutes les modes de gauche afin de faire oublier qu'il était le fils du sulfureux écrivain Ramon Femandez qui, rallié à Doriot, participa en octobre 1941 à Weimar avec ses amis Drieu, Fraigneau, Brasillach, Chardonne, Paul Morand, etc. au fameux Congrès des écrivains européens. 11 croyait enfin obtenir la victoire le 16 juin. Las, le vert...couleur de l'habit des Quarante mais aussi de l'islam et du FLN...a triomphé du rose.. CLL. Credit: Rivarol du 24 juin 2005 Reçu d'une aimable correspondante
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