Lundi 03 Décembre 2007

Le triste retour de la repentance !

Il aura suffi que Nicolas Sarkozy traverse la Méditerranée pour qu'il balance par le hublot de son avion l'une de ses promesses phares : la fin de la repentance permanente.


Une fois le pied posé en Algérie en effet, Nicolas Sarkozy n'a pas trouvé mieux à faire que d'épouser les revendications du président Bouteflika en dénonçant avec force le colonialisme français (cf à ce sujet un intéressant article du Monde de ce soir). Etrange reniement de la part de celui qui fustigeait la politique de repentance permanente de Jacques Chirac il y a quelques mois encore. Brusque revirement à la base de cette situation cocace qui voit le bien-pensant Pierre Moscovici, pas franchement connu pour son patriotisme, reprocher au chef de l'Etat de "verser dans l'autoflagellation"...

Nicolas Sarkozy a donc, une nouvelle fois, trahi ses électeurs.


Bien sûr l'histoire de France a ses parts d'ombre, mais elle est également auréolée de gloire. Bien sûr la colonisation a fait de nombreuses victimes, mais elle doit aussi être replacée dans un contexte bien précis pour être comprise.

Les Français ne souffrent pas d'un excessif chauvinisme national. Ils souffrent bien au contraire depuis des années de voir leur pays, leur nation, leur patrie, foulée au pied par une élite qui a renoncé à la défendre et l'honorer. Pour vivre et prospérer, un pays a besoin de fierté nationale, lucide mais énergique. La France a su dans son histoire rassembler les Français et réussir, inventer, innover, créer, quand elle était grande. Sereine sur son passé, mais grande, sûre de ses valeurs. Les pays qui réussissent aujourd'hui, qu'ils s'agissent des Etats-Unis, de la Chine, du Japon, du Brésil ou du Royaume-Uni, ont pour point commun d'être fiers de ce qu'ils sont. Depuis quelques décennies au contraire, la France n'est plus perçue par ses élites comme porteuse d'avenir. Les parts d'ombre de son histoire sont systématiquement mises en avant, l'Etat est de façon lancinante accusé, Trafalgar est célébré par nos propres troupes, mais ces dernières se cachent pour Austerlitz...

Nicolas Sarkozy à Alger s'est inscrit dans les pas de son prédécesseur. A ce titre, il est doublement coupable : envers ses électeurs qu'il trahit une nouvelle fois, envers les Français qu'il contribue à diviser.

Il va de soi que ce reniement entre directement au TRAHISONOMETRE.


crédit: wwww.levraidebat.com
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