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(texte intégral) Le président français, piégé par sa propre majorité dans cette affaire, a sans doute pris, plus que d’autres personnalités, la mesure des dégâts que cette loi pourrait engendrer au niveau des relations algéro-françaises. Les relations algéro-françaises, auxquelles les présidents Bouteflika et Chirac avaient réellement imprimé une nouvelle impulsion pour les promouvoir au rang de “partenariat privilégié”, devaient être couronnées par la signature d’un traité d’amitié en 2005. Mais à cause de la fameuse et scélérate loi du 23 février, introduite en catimini par un député de droite nostalgique de l’ère coloniale, tout le processus de refondation a failli être remis en cause. Car pour les Algériens, qui sont au demeurant partisans de rapports apaisés avec la France, il est impensable de rebâtir une relation qui scotomise les effets négatifs de la colonisation, sur laquelle l’histoire a délivré un verdict sans appel. Le président français, piégé par sa propre majorité dans cette affaire, a sans doute pris, plus que d’autres personnalités, la mesure des dégâts que cette loi pourrait engendrer au niveau des relations algéro-françaises. D’où aujourd’hui sa montée au créneau pour demander à l’institution parlementaire une réécriture de cette loi dans une nouvelle version qui “rassemble et apaise les esprits”. C’est là incontestablement un geste fort qui témoigne de la part du chef de l’État français, après que d’autres voix dans les milieux politiques et intellectuels se sont exprimées, de mettre un terme à une controverse improductive. À travers cette réécriture, dont on attend qu’elle reconnaisse la mémoire du combat pour l’indépendance de notre pays, c’est une manière de remettre le processus de relance des relations entre Alger et Paris sur les rails. Par : N. Sebti NDLR: Passons rapidement sur cette "relation qui scotomise" et la source de lapsus possible. Et retenons quelques mots: "Le Président Chirac piégé par sa propre majorité". Belle inversion ! C'est lui qui, depuis le début ,piège ceux qui l'ont élu puisque 63 % des sondés approuvent cette loi. "La Loi Scélérate" et des "Rapports apaisés" sont antinomiques. On ne peut traiter ses partenaires éventuels de "scélérats ou de nazis usant de fours crématoires", et simuler l'apaisement. Quant à la "reconnaissance de la mémoire des combats", nous renvoyons l'éditorialiste au "Rostagny" qui vient d'être réédité aux Editions Dualpha. Pour parler "peuple", " Baissez culotte et nos rapports seront apaisés". Cela fait 44 ans que cela dure. crédit:Pabarisain [mailto:pabarisain@wanadoo.fr] |
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