| 1) Algérie: Douste-Blazy plaide une progression du «partenariat d'exception» algéro-français, le taux de délivrance de visas a, pour la première fois, depuis plus de dix ans, dépassé 50 % des demandes» 2) Jamel Debbouze interdit d'entrer en Algérie 3) Livraison de livres des "Falso"révisionnistes http://fr.allafrica.com/stories/200604060621.html Algérie: Douste-Blazy plaide une progression du «partenariat d'exception» algéro-français La Tribune (Algiers) 6 Avril 2006 Publié sur le web le 6 Avril 2006_texte integral_ Dans un entretien accordé hier à l'Agence de Presse nationale APS(Algérie presse Service) , le ministre français des Affaires étrangères, Philipe Douste-Blazy, a souligné que la France veut «faire progresser» le «partenariat d'exception» et ses «relations primordiales» avec l'Algérie. Attendu dimanche 9 avril 2006 à Alger pour une visite officielle de deux jours, le ministre français plaide ainsi en faveur d'une progression du «partenariat d'exception» liant l'Algérie et la France. Douste-Blazy perçoit sa visite comme une «occasion de faire progresser le partenariat d'exception mis en oeuvre entre [les] deux pays depuis la signature de la Déclaration d'Alger» par les présidents Bouteflika et Chirac en mars 2003. Tout en faisant référence aux précédentes rencontres et échanges entre Abdelaziz Bouteflika et Jacques Chirac, le ministre français estime que «l'Algérie est présente dans le coeur de la France, comme la France dans le coeur de l'Algérie». «Il nous faut assumer ces réalités qui font de notre relation une amitié à part», a-t-il relevé à ce propos en ajoutant que les deux parties ont «beaucoup à échanger et à partager». Après avoir rappelé que «les relations entre les deux pays sont primordiales pour les deux partenaires», le chef de la diplomatie française indique que sa visite, «préparée de longue date en concertation» avec son homologue algérien, le ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, Mohammed Bedjaoui, s'inscrit dans «le message» Selon lequel les deux pays «veulent voir progresser» leurs relations «en entretenant des contacts permanents et approfondis, qui permettent d'évoquer tous les sujets d'intérêt commun, sur la relation bilatérale elle-même, comme sur les questions de l'actualité internationale [...], compte tenu du rôle important que joue l'Algérie sur la scène internationale». Dans ce contexte, et à propos du dossier du Sahara occidental, Douste-Blazy «regrette profondément [...] l'impasse, que le Conseil de sécurité a lui-même constaté, dans laquelle se trouve le processus politique» et déclare encourager le nouvel envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental (Van Walsum) «à poursuivre sa mission et ses contacts». La visite de Douste-Blazy en Algérie lui permettra ainsi qu'à son homologue algérien de mener des «discussions de fond sur les différents sujets de la relation franco-algérienne pour faire vivre ce lien unique entre l'Algérie et la France, mais aussi, sur les différents sujets régionaux et internationaux». Le chef de la diplomatie française estime que, depuis la signature de la Déclaration d'Alger, «les orientations fondamentales» du «partenariat» entre l'Algérie et la France «sont bien tracées». «Bien évidemment, a-t-il poursuivi, il n'est pas aisé d'avancer sur tous les sujets au même rythme, indépendamment de la grande volonté de faire progresser nos relations. Comme les années précédentes, les contacts ministériels ou entre hauts fonctionnaires se sont maintenus à un rythme élevé et ont permis d'avancer sur un grand nombre de sujets». Ainsi, rappelle Douste-Blazy, depuis la visite du président algérien en France, il y a de cela une année, «pas moins de dix ministres» se sont rendus dans les deux pays. Dans ses propos à l'APS, le ministre du gouvernement Dominique de Villepin souligne que «ces déplacements ont tous été très importants et porteurs d'une dynamique propre dans les nombreux domaines qui visent à rapprocher toujours plus nos deux peuples». «Nous travaillons, depuis plusieurs mois maintenant avec l'Algérie, à rénover le cadre de cette coopération pour l'adapter à nos ambitions qui sont grandes», poursuit le ministre qui relève, au sujet de la loi du 23 février, que le président Chirac «a eu la sagesse de mettre fin à ces malentendus en abrogeant les dispositions controversées de la loi». «L'Algérie et la France sont suffisamment proches pour surmonter ces incompréhensions», souligne Douste-Blazy qui, à une question sur la circulation des personnes entre les deux pays, estime qu'en 2005 «le taux de délivrance de visas a, pour la première fois, depuis plus de dix ans, dépassé 50 % des demandes». Younes Hamidouche de la Tribune d'Alger http://www.emarrakech.info/Jamel-Debbouze-interdit-d-entrer-en-Algerie_a7330.html Jamel Debbouze interdit d'entrer en Algérie Rabat - L'humoriste et l'artiste marocains, Jamel Debbouze et DJ Abdel, se sont vus refuser le visa pour se rendre en Algérie, rapporte mercredi le quotidien "MarocSoir" dans sa dernière livraison. Jamal Debbouz Les deux Marocains, qui avaient programmé deux méga soirées à Alger,mercredi et jeudi 5 et 6 avril, se sont rendus mardi après-midi à l'ambassade algérienne à Paris munis de passeports français et ont obtenu "un niet catégorique", précise le journal, ajoutant qu'en clair, leur déplacement à Alger est considéré comme inopportun. Le spectacle prévu, "le Jamel Show", offrant humour et musique, devait se tenir à guichets fermés, indique le quotidien, ajoutant que les contrats des deux Marocains "avec leurs partenaires algériens étaient on ne peut plus clean". "Si le gouvernement algérien avait l'intention d'interdire le show, pourquoi ne pas s'être manifesté plutôt ?", s'interroge MarocSoir, notant que tout au long des préparatifs des deux spectacles, la presse algérienne a bombardé son opinion publique pour faire du déplacement de Jamel un véritable fiasco. http://www.monde-diplomatique.fr/2006/02/RUSCIO/13209 Argumentaires opposés Une colonisation en débat Par Alain Ruscio Historien, auteur notamment du Credo de l’homme blanc, préface d’Albert Memmi, Complexe, Bruxelles, 2002. A paraître, en collaboration avec Serge Tignères, Dien Bien Phu, mythes et réalités. Les échos d’une bataille, 1954-2004, Les Indes savantes, Paris. La colonisation française est à la mode. Depuis 2000, et plus encore depuis l’inacceptable loi du 23 février 2005, des débats houleux secouent la société française tout entière. Les historiens spécialistes, certes un peu surpris, ne s’en plaindront pas. Mais à la condition impérative de veiller à ce que leurs travaux ne soient pas utilisés à des fins simplificatrices. Roland Desné et Marcel Dorigny ont entrepris de rassembler certains articles d’Yves Benot, disparu en 2005 (1). D’une bibliographie abondante, ils ont extrait des écrits portant sur trois thèmes : l’Afrique postcoloniale, que Benot a étudiée sur le terrain, l’anticolonialisme du XVIIIe siècle et le demi-siècle qui a suivi la Révolution française. L’originalité de la production d’Yves Benot est particulièrement marquée pour ces deux derniers domaines. Egalement spécialiste fort anciennement connu et reconnu de l’histoire coloniale, André Nouschi fait le bilan d’un demi-siècle de recherches (2). Bilan non polémique, fondé sur une connaissance approfondie des archives non seulement de l’Algérie, sa terre de naissance et de prédilection, mais d’autres pays naguère colonisés. En résulte un ouvrage dense, à la documentation méticuleuse, mais répondant à un genre plus qu’honorable : la mise au point généraliste. André Nouschi affirme que le public qu’il vise en priorité est celui des « enfants de France et des territoires colonisés ». Tout autre – mais convergente – est la préoccupation de Claude Liauzu (3). L’historien, particulièrement en pointe dans la dénonciation de la loi de février 2005, publie un ouvrage de réflexions sur « treize siècles de cultures de guerre entre l’islam et l’Occident ». L’auteur part d’une constatation : beaucoup de musulmans pensent l’Occident comme un problème, beaucoup d’Occidentaux redoutent l’islam. Et ces deux mouvements se nourrissent l’un l’autre. Comment, en terre musulmane, la propagande haineuse contre « nos » valeurs trouve-t-elle plus facilement, depuis quelques années, un terreau fertile ? Comment, en Occident, en est-on arrivé à cette confusion disqualifiante entre islam et intégrisme, puis terrorisme ? Pour étayer sa présentation, Liauzu a lu et analysé une énorme production livresque. Il décrit fort bien, avec des centaines de citations précises et précieuses, la mise en place des argumentaires opposés. Et l’on constate, quelque peu effrayé, que ces volontés d’exclusion, en terre d’islam comme en Occident, ne sont pas seulement opposées... mais complémentaires. « La société mondiale en gestation ne pourra pas ne pas être plurielle. Elle doit assumer cette réalité qui est la fin des “puretés” des sociétés. Toutes sont traversées par l’altérité, et l’uniformisation n’est pas l’horizon le plus certain », conclut l’auteur. Alain Ruscio Alain Ruscio Historien, auteur notamment du Credo de l’homme blanc, préface d’Albert Memmi, Complexe, Bruxelles, 2002. A paraître, en collaboration avec Serge Tignères, Dien Bien Phu, mythes et réalités. Les échos d’une bataille, 1954-2004, Les Indes savantes, Paris. 1) Yves Benot, Les Lumières, l’esclavage, la colonisation, La Découverte, Paris, 2005, 336 pages, 29,50 euros. (2) André Nouschi, Les Armes retournées. Colonisation et décolonisation françaises, Belin, Paris, 2005, 447 pages, 29 euros. (3) Claude Liauzu, Empire du mal contre grand Satan. Treize siècles de cultures de guerre entre l’islam et l’Occident, Armand Colin, Paris, 2005, 356 pages, 24 euros. credit: JEANLOUISGRANIER@aol.com To: pabarisain@wanadoo.fr |
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