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Retour d’écoute Par Ghania Khelifi Ces jeunes des banlieues, Français faut-il le rappeler, expriment aussi dans leur colère toute la souffrance de leurs parents venus vendre leur jeunesse et leur énergie pour construire la France sans jamais recevoir en retour une quelconque reconnaissance. La France riche et bien-pensante, la France d’en-haut comme disent certains de ses politiciens, est rattrapée par son passé. Son passé peu glorieux de puissance d’occupation. Aux jeunes des banlieues, enfants de la génération d’Algériens et d’Africains ayant vécu la colonisation, le gouvernement français applique la triste loi de 1955 décrétée alors pour mater la Révolution algérienne. Une loi qui n’a servi depuis qu’une seule fois, pour museler une autre rébellion des lointaines contrées, la Nouvelle-Calédonie. La classe politique réagit par la répression et le tout-sécuritaire à une vraie crise politique. Ces jeunes des banlieues, français faut-il le rappeler, expriment aussi dans leur colère toute la souffrance de leurs parents venus vendre leur jeunesse et leur énergie pour construire la France sans jamais recevoir en retour une quelconque reconnaissance. Ils ont dû en plus subir l’affront de la loi du 23 février qui fait l’éloge de la destruction de leur pays d’origine par le colonialisme français. Spoliés de leur mémoire, stigmatisés par leur identité, exclus parce que descendants d’anciens colonisés, craints parce que différents de peau et de culte, ces jeunes que les ministres de la République française qualifient de “voyous” et de “racaille” ont répondu à la violence sournoise des lois et des codes sociaux par une violence dévastatrice et spectaculaire. Et ce n’est pas certes quelques millions d’euros qui vont éteindre le feu et effacer des décennies d’humiliation. Pourtant les pouvoirs publics avaient eu plusieurs signaux d’alerte. L’activisme islamiste dans ces cités dites sensibles en faisait partie. Les islamistes radicaux ne recrutent, les pays musulmans ne le savent que trop, que dans les zones de non-droit et dans le sillage de l’injustice. Mais la vision à la limite du racisme a amalgamé Islam et intégrisme pour éluder les difficultés réelles de ces Français pas tout à fait comme les autres. NB: Boumédiene, écrasant dans le sang en 1969, la revendication Touareg, avait moins de scrupules que notre démocratie repentante. ps:Dieudonné fait des petits. C'est à qui, au nom du devoir de mémoire, va revendiquer durant X générations, l'oppression qu'il estime avoir subie, à travers son arriére grand-père et plus. Les protestants pour les dragonnades, les Cathares pour Monségur, les Teutons parce que les Cimbres leur ont taillé des croupières, Les Éduens par ce que Mérovée leur a marché sur le pied, que sais-je ? La liste n'est pas exhaustive . Et à chacun, on accordera une zone franche, une CMU au carré, un logement distinct pour chacune de ses épouses, un nième soutien scolaire, avec les contributions que le Mohican de base n'en peut plus de payer. Lisez cet édito d'un journal algérien: il sue la haine et montre que le fameux traité Chirako-Bouteflikesque ne résoudra rien... au contraire, l'Algérie actuelle ne vit que de cela ( et du pétrole que nous leur avons laissé) Crédit: notre ami Babarizian |
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