Lundi 14 Novembre 2005
Par Zhor Hadjam
La visite de deux jours effectuée en Algérie par le ministre français de l’Economie,
Thierry Breton, a été l’occasion pour les deux parties de discuter des opportunités
d’affaires et d’investissements dans notre pays. Accompagné de grands patrons
comme le PDG de Total, Thierry Desmarest, et celui de Gaz de France, Jean-Frangois
Cirelli, mais aussi de la construction et du secteur bancaire et financier,
le ministre français a eu, lors de son premier passage à Alger, une idée positive
des possibilités économiques en Algérie. Il n’a cessé de marteler le même message
au cours de ce déplacement : «Il y a en Algérie un champ important de coopération,
pas seulement pour les grandes entreprises, mais aussi pour les PME, d’autant
plus que ce pays “a 1 200 entreprises à privatiser”», a-t-il notamment dit.
Il a ainsi envoyé un message aux entreprises de son pays pour qu’elles développent
leur présence en Algérie. Le ministre des Finances, Mourad Medelci, a insisté
pour sa part sur le fait que «l’environnement offert aux investisseurs s’améliore
de manière régulière». «Notre situation financière n’a jamais été aussi bonne»,
a souligné M. Medelci.
L’Algérie intéresse de plus en plus les investisseurs français, surtout au vu
du plan de relance annoncé par le gouvernement et qui prévoit notamment la réalisation
de 1 200 kilomètres d’autoroutes, la modernisation et l’extension des voies
ferrées ou encore la construction d’un million de logements.
Les patrons français qui accompagnaient M. Breton ont conscience, selon ce que
rapporte l’AFP, des opportunités à saisir, à l’instar d’Antoine Zacharias, le
PDG du groupe de construction et services Vinci, qui a montré son intérêt pour
les autoroutes. Celui de Cetelem (crédit à la consommation), François Villeroy
de Galhau, a signé samedi un accord qui permettra à son entreprise de proposer
dés le début de l’an prochain «plusieurs dizaines de milliers de prêts par an»
aux Algériens, directement sur les points de vente ou chez les concessionnaires
automobiles, a-t-il expliqué à l’AFP.
Pour les patrons français, l’environnement économique en Algérie demeure complexe
et les écueils nombreux. Il en est ainsi des problèmes liés à la bureaucratie
administrative, au système bancaire inadapté, au système foncier qui interdit
aux étrangers d’acheter des terrains, etc… Il est à noter que les gouvernements
négocient par étapes la conversion d’une partie de la dette algérienne à l’égard
de la France en investissements directs, dont profitent les entreprises françaises.
Un accord a déjà été trouvé sur une tranche de 61 millions d’euros, a annoncé
M. Breton au cours de son séjour à Alger, se disant prêt à ouvrir les négociations
sur une nouvelle tranche qui pourrait être plus particulièrement ciblée sur
les PME.
Z. H.
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